La voix de Talila trouble le Consistoire
par Israel Infos Redaction
La communauté juive Saint Maur - La Varenne-Saint-Hilaire a finalement eu droit à leur concert de musique yiddish, le 28 février. La prestation de l'artiste Talila, chanteuse yiddish reconnue, a pourtant...
failli être annulée car jugée "non conforme à la loi juive" par le grand rabbin de Paris.
C'est en tout cas ce que l'organisateur de la soirée, Michel Dluto, avant expliqué dans une lettre adressée à la chanteuse, avant que, face aux réactions d'incompréhension, l'interdiction soit levée.
Talila assure que c'est la première fois qu'une interdiction de ce type lui est signifiée. "Je chante depuis trente ans dans la communauté juive. En général, soit les religieux sortent de la pièce soit ils ne viennent pas m'écouter."
L'artiste voit dans cette injonction "un tour de vis et une surenchère" du consistoire face à une frange de la communauté juive de plus en plus "orthodoxe.".
Delphine Horvilleur, "rabbine" du Mouvement juif libéral de France (MJLF) juge "aberrante" une telle interdiction qui participe, selon elle, "d'une ignorance entretenue".
Sous couvert d'anonymat, un rabbin consistorial aurait estimé juge cette décision "incompréhensible".
Contacté par " Le Monde" qui rapporte les faits, le grand rabbinat de Paris n'a pas donné suite à l'appel du quotidien.
La chanteuse lui avait adressé une lettre dans laquelle elle interpellait le rabbin Messas : "Ne craignez-vous pas que la position radicale que vous imposez dans un lieu culturel (et non cultuel), en vous prévalant de la loi religieuse, puisse suggérer à certains que l'intolérance des religions est désormais un phénomène généralisé ? " Talila n'a pas obtenu d'explication écrite. (Le Monde)
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