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  ANALYSE
Numéro 1226 - 26.04.2013 - 16 Iyyar 5773 

La stratégie gagnante des prisonniers palestiniens en Israël
par Gerard Fredj
L'accord signé entre Samer Issawi, un prisonnier palestinien emprisonné en Israël et l'administration israélienne créé un précédent qui montre que la stratégie d'Issawi pourrait s'avérer gagnante pour d'autres également.

Sa grève de la faim lui a permis d'obtenir d'être relâché prochainement – sa détention administrative prendra fin ans 8 mois exactement – et de montrer aux autres prisonniers une voie gagnante" et non violente pour obtenir ce qu'ils demandent.

Issawi était susceptible d'écoper d'une nouvelle peine de prison de 26 ans, en raison d'une violation des accords signés en échange de la libération de Gilad Shalit .

Il a finalement obtenu un accord qu'aucune pays, aucune organisation n'aurait certainement obtenu pour lui.
Pour cela, il a fait une longue et médiatique grève de la faim, relayée par une campagne publique en faveur de sa libération orchestrée par sa mère et sa sœur, qui a rencontré un large écho.

Issawi a finalement offert à Israël deux alternatives : sa libération, ou sa mort derrière les barreaux.
Issawi s'est joint à une stratégie développée par d'autres prisonniers palestiniens depuis quelques mois, la grève de la faim pour protester contre des détentions administratives.

Un précédent existait puisqu'un certain nombre d'entre eux avaient obtenu leur libération, défiant ainsi le système judiciaire et sécuritaire.
Le modèle a été initié par Khader Adnan, un activiste du Djihad islamique arrêté en décembre 2011; il a été relâché après deux mois de grèves de la faim en avril 2012, imité par plusieurs dizaines de prisonniers.

Le modèle de "l'estomac vide" est réellement devenu…une stratégie qui va aller se développant.
Ces campagnes ont remis en lumière la question des prisonniers palestiniens emprisonnés en Israël; au point que c'est un des sujets abordés par Barack Obama lors de ses visites à Jérusalem et Ramallah.
L4autorité palestinienne a fait de la question des prisonniers une des multiples conditions préalables qu'elle a posées pour revenir à la table des négociations avec Israël.

Jusqu'à présent, personne, ni les Etats-Unis, ni l'Egypte, qui a supervisé la négociation de la libération de Gilad Shalit, encore moins l'Autorité palestinienne, n'ont pu, jusqu'à présent, obtenir d'Israël les concessions qu'ils en attendaient, notamment concernant ceux que l'on appelle les "prisonniers d'Oslo", emprisonnés avant les accords d'Oslo en 1993.
Les palestiniens, et notamment le Hamas et les groupes radicaux de Gaza, voient deux options possibles pour sortir du blocage : kidnapper des soldats israéliens et obtenir l'élargissement de prisonniers en échange de leur libération, comme cela a été le cas avec Gilad Shalit – une situation qui aura un effet dévastateur sur la société israélienne et le monde politique.

La seconde option est le développement de ces grèves de la faim, dures, longues, appuyées sur des campagnes médiatiques qui heurtent l'image d'Israël et font débat dans le pays.

Mahmoud Abbas qui évoque depuis des mois une résistance non violente – mais qui n'a réussi pour l'instant qu'à attiser des troubles qui ont généré de la violence – trouvera là, sans nul doute, la brèche par laquelle s'engouffrer.
Israël a, seul, la réponse.

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