La littérature israélienne célébrée à Turin
Le Salon du livre de Turin, dont Israël est l’invité d’honneur, s’est ouvert jeudi, dans une atmosphère tendue par la présence de manifestants pro-palestiniens, associations et militants d’extrême gauche, qui ont appelé au boycott de ce rendez-vous culturel réunissant cette année près de 1400 exposants, et où sont attendus des dizaines de milliers de visiteurs.
Amos Oz, Aharon Appelfeld, David Grossman ou Abraham B. Yehoshua – pour ne citer que les plus connus – dédicaceront durant cinq jours leurs ouvrages, et prendront part à diverses tables rondes.
Le président italien Giorgio Napolitano, dont la visite a été entourée d’un important dispositif de sécurité, a inauguré cette Foire en déclarant notamment : «Aucun dialogue n’est possible sans reconnaissance de la légitimité de l’existence d’Israël et de son droit à vivre dans la paix et la sécurité».
L’ambassadeur d’Israël à Rome, Gideon Meïr, a peu après adressé au chef de l’Etat ses «remerciements particuliers pour sa présence et son fort engagement contre les appels au boycott».
L’un des dirigeants de l’organisation genevoise Free Palestine a par ailleurs déclaré, vendredi, à l’AFP, que dix mille personnes pourraient participer, samedi après-midi, à un nouveau rassemblement de protestation contre la tenue du Salon.
De son côté, Alberto Moshé Somekh, le Grand rabbin de Turin, a salué le «grand courage» de la ville qui, selon lui, «ne célèbre pas seulement soixante ans d’existence de l’Etat hébreu, mais aussi quatre mille ans de présence sur terre du peuple du Livre».
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