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  MONDE ARABO MUSULMAN
Numéro 1107 - 30.04.2012 - 8 Iyyar 5772 

La conquete du pouvoir par les Frères musulmans n'est pas un long fleuve tranquille
par Gerard Fredj
Après l'euphorie qui a suivi les premières semaines du printemps arabe et sa contagion aux différents pays arabes de la région, Les frères musulmans commencent à se demander si la route qui devait les conduire aux pouvoir n'est pas plus semée d'obstacles qu'ils ne l'imaginaient.

La semaine dernière, les ambitions présidentielles des Frères musulmans en Egypte ont été contrariées par la décision de la commission électorale qui a invalidé la candidature de son "champion", le très populaire Khairat al-Shater, qui serait prochainement inculpé dans une affaire criminelle.

Shatfer a accusé le conseil suprême des forces armées de vouloir saboter la montée en puissance de l'organisation islamiste : "les militaires n'ont pas l'intention de quitter le pouvoir, nous devons nous réveiller avant qu'ils ne kidnappent la révolution", accuse-t-il.

Son remplaçant, dirigeant du parti des Frères musulmans, le parti de la Liberté et de la Justice, Mohamed Mursi, est moins connu, moins charismatique, et se retrouve à la peine dans les sondages.

En Jordanie, la semaine dernière également, le parlement a débuté un débat qui pourrait interdire au parti politique créé par les Frères musulmans de participer aux futurs scrutins –alors qu'il représente le groupe parlementaire le plus important du parlement jordanien, sans y avoir de majorité.

Quarante six des quatre-vingt trois députés auraient signé une motion stipulant qu'aucun parti ne pourrait concourir aux élections, si "il est fondé sur une base ethnique ou religieuse".

"Il s'agit de la dernière d'une série de mesures visant à limiter l'action des partis politiques, et toute forme d'opposition au parlement et dans la vie politique", a commenté Zaki Bani Rsheid , le chef du bureau politique du Front d'action islamique, la branche politique jordanienne des frères musulmans.

Dans cette perspective, la visite effectuée mercredi dernier par le Grand mufti égyptien Ali Gomaa à Jérusalem (en compagnie du cousin du roi de Jordanie) prend tout son relief.

Elle a été vivement condamnée par les Frères musulmans – qui bannissent, tout comme les leaders chrétiens égyptiens - toute visite en Israël, faisant remarquer que Gomaa est un "fonctionnaire" du gouvernement –il a été nommé à son poste par l'ancien Président Hosni Moubarak en 2003.

" Conformément aux décisions des responsables islamiques et chrétiens, nous considérons que tout acte de normalisation sert les intérêts de l'ennemi", a déclaré Hamzeh Mansur, le porte parole des islamistes ajoutant " les prêcheurs dans les mosquées, les journalistes, les intellectuels doivent intensifier leurs efforts pour expliquer les dangers de telles visites."

Chrétiens et musulmans des pays arabes ont appelé à boycotter tout projet de visite des lieux saints de Jérusalem, "tant que Jérusalem est restera sous contrôle israélien", alors que Mahmoud Abbas, Président de l'autorité palestinienne, a appelé au contraire à s'y rendre pour "combattre la judaïsation de Jérusalem".

La visite du cousin du souverain hachémite s'est déroulée deux semaines après celle d'un autre des cousins du roi, le Prince Hashim bin Al Hussein.
Les lieux saints musulmans sont sous la responsabilité de Wakj jordanien – une tutelle religieuse -, un "résidu" de l'occupation de Jérusalem est par la Jordanie de 1948 à 1967.

La semaine dernière en Egypte, les frères musulmans ont par ailleurs du affronter de violentes critiques énoncées par des organisations de jeunes activistes qui ont conduit la révolte "anti Moubarak"; trente-quatre de ces groupes ont signé un texte condamnant conjointement le pouvoir militaire et les Frères musulmans, qu'ils accusent de "mener les objectifs de la révolution à leur perte".

C'est la première fois que ces groupes associent les Frères musulmans aux forces armées dans leurs critiques.

" La révolution est née contre un état policier et militarisé, alors que les Frères musulmans ne visaient que Moubarak; ils étaient contre Moubarak, mais pas pour La révolution", précise le texte.
Dimanche, les frères musulmans, comme le parlement (qu'ils dominent avec les élus salafistes radicaux) appelait à la démission de l'imam Gomaa.

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