La Turquie n'a plus un besoin "stratégique" d'Israël
Le chef du service "Aman" des renseignements militaires, le général Amos Yadlin, qui intervenait devant la Commission des Affaires étrangères et de la Sécurité de la Knesset, a déclaré "qu'au delà de différends ponctuels entre Ankara et Jérusalem, il faut comprendre que l'éloignement entre Israël et la Turquie provient essentiellement du fait que les intérêts stratégiques de cette dernière ne sont plus les mêmes qu'auparavant".
Il a rappelé notamment que dans les années 90 le gouvernement turc voyait en la Syrie un ennemi, et souhaitait sécuriser ses frontières, ce qui a contribué à renforcer l'alliance en matière de défense entre les deux pays.
Toujours selon Yadlin, la Turquie, désireuse par le passé de se rapprocher de l'Occident, faire partie de l'Union Européenne, et de renforcer sa présence sur le marché américain, estimait qu'une alliance stratégique avec l'Etat hébreu était de nature à lui permettre d'atteindre ces objectifs. Echouant à les réaliser, "Ankara a changé sa politique et se trouve actuellement dans un processus d'éloignement des conceptions laïques".
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