La Suisse
Alors que les représentants de nombreux Etats sont conviés à Jérusalem pour célébrer les soixante ans de la fondation d’Israël, la Suisse fait figure de grande absente, au point que Micheline Calmy-Rey, la ministre des Affaires étrangères, a regretté publiquement qu’aucun membre du Conseil fédéral n’ait été invité à participer à ces cérémonies.
De son côté, la Vice-Présidente de la commission des Affaires étrangères, Christa Markwalder Bär, a estimé que cette mise à l’écart de son pays s’explique par ses récentes positions diplomatiques vis-à-vis de l’Etat hébreu, jugées «déséquilibrées» et «partisanes», selon elle à tort.
Le Comité urgence Palestine (CUP), dont le siège est à Genève, vient pour sa part d’inaugurer, dans plusieurs villes du pays, une série de manifestations destinées à marquer «le souvenir de la Nakba», autrement dit, de la «catastrophe» que représente, selon les palestiniens, la proclamation, en mai 1948, de l’Etat juif.
Parmi les invités du CUP, citons le militant antisioniste israélien Michel Warschawski, ou encore le britannique Azzam Tamimi, qui justifie ouvertement, comme il le fit notamment lors d’un entretien diffusé en novembre 2004 par la BBC, les attentats-suicides afin de «libérer le peuple de Palestine».
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