Accueil  
  Toute l'actualité  
  Contact  
  Qui sommes-nous  
  Archives  
    Faire connaître Israel-Infos

Israel infos : Actualites Israel, Presse monde juif,
Informations communauté juive francophone
Mercredi 23 Mai 2012 / 2 Sivan 5772
Abonnement Gratuit aux Newsletters



  COURRIER DES LECTEURS
Numéro 995 - 18.03.2011 - 12 AdarII 5771 

LE POGROM D'ITAMAR
par Israel Infos Redaction
par Irène Landau, Thérapeute - Jérusalem
Après le monstrueux Pogrom d'Itamar, c'est tout Israël qui est en deuil et le peuple juif dans le monde entier...


Un grand nombre de gens sont en état de choc intense, car une telle barbarie est inimaginable pour l’esprit humain.
Même les animaux féroces ne tuent que pour se nourrir, non pas par haine..

Quand à la famille proche, les voisins et amis des victimes, ils n'arrivent même plus à assumer leur vie quotidienne.

Le choc a été si violent que nombre de gens en Israël et dans le monde sont restés prostrés après l'annonce du drame. Car un choc si brutal et inattendu crée une sorte de dissociation entre l'esprit et le corps.
C'est comme si on “disjoncte” littéralement d’horreur.
Les réactions sont diverses: Cris, hurlements, larmes intarissables, crises d’angoisse, panique...

Pour d'autres, c'est un silence absolu comme un puits sans fond.
Toute parole devient impossible, Ils se referment sur leur douleur.
Pour beaucoup, c'est l'insomnie, nuit après nuit.
Et quand on dort, les cauchemars, surtout après la vision insoutenable des photos du crime, des enfants assassinés baignant dans leur sang.

Même si le soleil brille, pour nombre d’entre nous, tout est devenu sombre.
Prostration et aussi obsession, car l'esprit se met à tourner en rond, ne pouvant plus penser à autre chose, retournant sans cesse et interminablement sur les lieux du crime, remuant des pensés sans fin et se posant les questions fondamentales : Pourquoi et comment cela a-t-il été possible?
Pourquoi? Nous savons que c'est la haine millénaire d'Amalek qui nous poursuit.
Comment ? Ce sont toutes les monstrueuses circonstances du crime.

Les sensations que nous ressentons tous sans forcément pouvoir les exprimer en mots : Un désespoir absolu, une tristesse sans nom, une colère intense, un désir de vengeance silencieux, car il est défendu de riposter et c'est peut-être là le pire de tout. Car nous ressentons tous alors une terrible frustration.

Nous sommes effondrés de ne pouvoir réagir nous aussi avec violence afin de nous défendre tout simplement, réaction naturelle de l'être humain:
"œil pour œil, dent pour dent". Nous nous sentons comme "ligotés", pris en otage par une violence à laquelle on nous empêche de réagir.

Nous tentons de parler avec des proches, au téléphone, ou même avec des étrangers, n'importe où, dans le bus, au supermarché, pour tenter d'exorciser le cauchemar qui revient sans cesse, mais nous ressentons encore et toujours la même impuissance.
Nous ressentons comme une impression que tout cela ne sert à rien, car au delà des mots, il se passe quelque chose d'indescriptible, d'innommable, de monstrueux, qu'aucun mot ne peut atteindre.

Et pourtant, des explications, des tentatives de consolation nous en cherchons désespérément, les mots succèdent aux mots : Emouna, Korbanot, Tehilim, Tora, Techouva, Tefilot, ....

Quand aux enfants et malgré notre silence, ils savent déjà. Ils en ont entendu parler à l'école. Au delà de l'horreur et de la tristesse, ils ont peur et si on les interroge, ils le disent : “Peur que cela nous arrive aussi à nous”. Ils se sentent soudain fragiles, impuissants, à la merci de n'importe quel assassin palestinien.

Malheureusement, ce qu'il faut savoir, c'est que ce genre de drame s'inscrit dans le temps, "Lanetzah", pour l'éternité.

En effet, même si le temps fait son travail et que finalement la cicatrisation finit par s'installer tant bien que mal dans la population, il n'en n'est pas de même pour les proches , pour la famille.
Car pour eux, le drame est comme une marque au fer rouge, si l’on peut dire, qui les poursuit de génération en génération, si on ne fait pas un travail de guérison approfondi.

Même si la consolation s'installe peu à peu, il se trouve que si le choc n'a pas été suffisamment parlé, décrit, expliqué, exprimé, et transmis avec des mots,
(Exactement comme une plaie qu’il faut nettoyer en profondeur) des symptômes ou des maladies peuvent apparaître afin de transmettre la mémoire du drame dans la famille.

Même si tout est apparemment "rentré dans l'ordre" et même émotionnellement oublié, l'inconscient en garde parfois la trace, provoquant toutes sortes de symptômes incompréhensibles et perturbants.

Parfois c'est le corps et parfois c'est l'esprit qui disent, plusieurs générations après, avec des maux, qu'un drame a eu lieu dans la famille.

En tant que thérapeute, on rencontre souvent des patients dont les comportements étranges portent toutes sortes de noms barbares, comme schizophrénie et autres.
De nombreux cas sont malheureusement des tentatives d'expression au présent des drames du passé : pogromes, déportations, assassinats....
à porter de génération en génération le poids de cet acte odieux et qu’il les poursuivra comme l’œil de Caïn. On sait d'ailleurs actuellement que nombre de maladies graves poursuivent les descendants des nazis...

Aujourd'hui, pour tous ceux qui se sentent blessés, adultes et enfants, "Rescue", le remède d'urgence du Dr Bach, (en pharmacie) permettra d’atténuer le choc et de recommencer à fonctionner. Quelques gouttes durant quelques jours permettront de recréer le lien corps - esprit et de retrouver un semblant de "sérénité" si cela est possible, même si nous ne pardonnons pas et ne pardonnerons jamais ce crime inqualifiable.

Irène Landau - Thérapeute à Jérusalem
Centre de la Guérison psychosomatique
paysage@netvision.net.il

Pour mettre ces infos sur votre site, Cliquez ici
La réunification de Jérusalem



Israel Infos

Les derniers titres de l'actualité   (Cliquer sur le titre d'une rubrique pour consulter l'actualité des 7 derniers jours)
design:atarim