L'imam de Drancy suspecté de liens avec des fondamentalistes
Médiatisé pour ses positions philosémites ou contre le port de la burqa, ce qui lui aurait récemment valu des menaces de la part de fondamentalistes au sein de sa mosquée, Hassen Chalghoumi incarne pour beaucoup un islam éclairé progressiste.
Des révélations viennent aujourd'hui ternir le portait de l'imam de Drancy.
Selon des sources au ministère de l'Intérieur, Hassen Chalghoumi serait répertorié par les services de renseignement en tant que fondamentaliste ayant appartenu jusqu'en 2005 au mouvement radical du Tabligh. Il aurait été formé pendant un an en Syrie, puis aurait passé deux années au Pakistan.
Le conseiller de l'imam qui a reconnu les faits, les a néanmoins tempérés en indiquant que le Pakistan d'il y a 15 ans n'est pas celui d'aujourd'hui, et que si l'imam reste proche du Tagligh, il n'en fait plus partie depuis 4 ans.
En juin dernier, l'imam aurait d'ailleurs déposé une demande de visa pour les États-Unis, essuyant un refus pour des raisons non précisées.
Certains s'interrogent même maintenant sur la réalité du coup de force dans la mosquée de Drancy où, selon Hassen Chalghoumi, 80 fondamentalistes auraient fait irruption, bousculant les fidèles pour s'emparer du micro et proférer des menaces contre lui.
Cette relation des faits est contredite par certains témoins qui relatent un simple "accrochage" verbal entre fidèles à propos des positions anti burqa de leur imam.
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