L'Iran renomme ses navires pour éviter les sanctions
par David Koskas
L'Iran a renommé plusieurs de ses navires, afin d'échapper aux sanctions sur le transfert d'armes et sur l'approvisionnement en matériel lié au nucléaire.
C'est ce que révèle une récente étude, qui précise que même l'immatriculation des navires a été modifiée.
L'institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Stockholm International Peace Research Institute, SIPRI), qui travaille à la résolution des conflits internationaux de façon pacifique, a publié lundi une liste d'incidents relatifs au transfert illicites d'armes et de drogue.
La flotte maritime marchande nationale de l'Iran, la Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL Group), a rebaptisé 90 de ses 123 navires depuis 2008, d'après l'étude.
Autre manœuvre de la compagnie: changer l'immatriculation de ses bateaux, ce qui l'a fait sortir en avril dernier de la liste des cent flottes les plus importantes du monde, alors qu'elle y occupait la 23ème place.
"Les navires iraniens sont mélangés comme un paquet de cartes d'un casino de Las Vegas", a indiqué Hugh Griffiths, un des auteurs de l'étude et spécialiste du trafic d'armes.
Israël est évidemment concerné par cette information.
Ces dernières années, l'état hébreu a intercepté plusieurs bateaux iraniens transportant des armes pour différents groupes terroristes de la région, et depuis quelques temps, le chef d'Etat-Major de son armée, Benny Gantz, tente de convaincre les pays européens de participer davantage à la lutte contre le trafic maritime de Téhéran.
En 2009, Tsahal a capturé le Francop, un bateau qui s'apprêtait à livrer des tonnes d'armes au Hezbollah, et en mars dernier, ce fut le tour du Victoria, qui, lui, amenait 50 tonnes d'armes et de matériel avancé, comme des radars antimissiles, au Hamas dans la bande de Gaza.
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