JORDANIE- ISRAËL : les relations entre les deux pays sont pratiquement rompues
par Gerard Fredj
Les relations entre Israël et la Jordanie sont au point mort, pour ne pas dire virtuellement rompues.
En dépit de l'insistance israélienne, la Jordanie n'a toujours pas nommé de nouvel ambassadeur. Le précédent avait terminé sa mission il y a huit mois, en juillet 2010.
Les échanges commerciaux qui connaissaient un essor constant sont quasiment retombés au point mort.
Les signaux sont au rouge : après un ministre appelant à la libération d'un soldat jordanien qui avait tué plusieurs fillettes dans un attentat, le quotidien Al Qods Al Araby rapporte que le roi aurait déclaré : "en 1999, j’ai eu à collaborer avec Netanyahou durant trois années qui ont été les pires de ma vie", confirmant ainsi que le souverain n'accorde aucun crédit au Premier ministre israélien et que les relations entre les deux hommes sont au plus bas.
Si la pression de la rue jordanienne n'est pas étrangère à cette évolution (les frères musulmans qui prônent l'annulation du traité de paix entre les deux pays ont discrètement pris la tête de la contestation), Abdallah serait aussi exaspéré par l'arrêt des négociations entre palestiniens et israéliens, et certaines déclarations comme celle du député israélien Arieh Aldad qui a proposé que la Jordanie "une patrie de rechange pour les palestiniens", sujet sensible lorsque l'on sait que ceux-ci représentent 70% de la population du royaume hachémite.
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