Itamar quelques heures après le meurtre
par David Koskas
Tamar Fogel, 12 ans, a quitté la maison familiale autour de 22h pour rejoindre ses amis du mouvement de jeunesse Bnei Akiva.
Elle a été confrontée à l'horreur du drame à son retour vers minuit.
La voisine raconte qu'elle l'a entendue crier.
"Mon mari est sorti avec son arme chargée après que nous ayons entendu les cris.
Elle courait et nous étions sûrs qu'un terroriste la poursuivait et qu'elle essayait de lui échapper. Nous l'avons serrée dans nos bras et l'avons amenée avec ses deux frères à la maison; nous avons fermé les portes et les fenêtres, pensant que les meurtriers étaient encore dehors", a-t-elle dit au journal Yediot Aharonot.
Un des frères de Tamar, les vêtements tachés de sang, demandait en pleurant à son père assassiné, de se réveiller pendant que l'autre restait sans réactions, sous le choc.
Certains habitants d'Itamar accusent le gouvernement israélien de faire des gestes en faveur du processus de paix au détriment de la sécurité des citoyens.
"Ce qui s'est passé prouve que nous sommes les cobayes de cette soi-disant paix. Nous payons le prix de ces concessions par des attaques terroristes. Ils ne comprennent pas que le problème, ce sont ces gens. Ils veulent uniquement nous tuer, et rien de plus", a dit l'un d'entre eux.
Haim Fogel, le père d'Udi, a confié sa détresse aux journalistes présents:
"Nous ne pardonnerons pas et nous n'oublierons pas. La vie continue et le cœur a tendance à oublier, mais ce n'est pas le premier meurtre atroce. Nos morts rejoindront les centaines de morts de notre nation.
Un autre meurtre, et encore un autre, et tout le monde continue avec son quotidien.
Combien de temps allons-nous rester silencieux ? Quand cesserons-nous de nous écraser ? Quand notre nation va-t-elle se réveiller et dire au gouvernement ça suffit ? Quand nos ennemis vont-ils recevoir ce qu'ils méritent ?
Mais nous n'allons pas nous laisser aller à la vengeance. D. vengera le sang versé de son serviteur".
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