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  POLITIQUE
Numéro 1110 - 09.05.2012 - 17 Iyyar 5772 

Israël : annulation des élections anticipées, formation d'un gouvernement d'unité nationale
par Gerard Fredj
Alors que se profilait la tenue d'élections anticipées, le Premier ministre Benjamin Netanyahou vient de réaliser un coup politique qui ne fera pas mentir sa réputation de fin politicien.

Tenues jusque tard dans la nuit, les discussions avec le nouveau leader de Kadima, Shaul Mofaz, ont débouché sur une décision historique qui voit le parti centriste entrer au gouvernement.

Mofaz rompt ainsi avec des années d'opposition de son parti, sous la conduite de Tsipi Livni.

L'accord avec Kadima ouvre la voix à la constitution d'un gouvernement d'union nationale disposant de la plus large majorité – 94 sièges – jamais offerte à un gouvernement de l'Etat d'Israël.

Pour Mofaz, il ne s'agit pas d'une décision pour "obtenir des portefeuilles ministériels ou des honneurs, mais pour faire face aux défis historiques que rencontre l'Etat d'Israël".
Il n'empêche, il est probable que le leader de Kadima se voit offrir le poste de vice Premier ministre.

La coalition gouvernementale se renforce en son centre et le Likoud, Haatsmaout (le parti d'Ehud Barak) et Kadima frôlent à eux seuls la majorité des élus.
Les élections anticipées prévues pour la prochaine rentrée sont donc annulées.

Dans une conférence de presse commune, Shaul Mofaz et Benjamin Netanyahou ont annoncé leurs priorités pour la fin de la législature :
* le remplacement de la Loi Tal – qui prévoit l'exemption du service national pour les jeunes orthodoxes – qui devrait intervenir d'ici au 31 juillet, comme l'a exigé la Cour Suprême.
La nouvelle loi devrait, selon le commentaire des deux hommes, être "juste, équitable" et prévoir l'enrôlement du public religieux dans un service armé ou civil.
* un "budget responsable" qui devrait être centré sur la sécurité, mais donner une place importante à l'économie et au social,
* le changement des structures du gouvernement, -sans que plus de détails ne soient donnés,
* l'avancement "historique" du processus de paix.

Mofaz et Netanyahou ont insisté sur le fait que la constitution d'un nouveau gouvernement assis sur une large majorité parlementaire doit permettre de prendre des "décisions historiques" sur ces quatre dossiers.

L'accord devrait être soumis à l'approbation de la Knesset sous quarante huit heures; dans l'accord, Kadima s'engage à ne pas quitter le gouvernement jusqu'au terme prévu pour l'actuelle législature, ce qui assure une totale pérennité gouvernementale.

Benjamin Netanyahou a déclaré qu'il était "prêt à retourner aux urnes pour des élections anticipées" mais qu'en réalisant qu'il pouvait constituer la plus large coalition de l'histoire du pays, il avait "estimé que la stabilité du pays pouvait être restaurée" par la réalisation de cet accord.
Accord vivement critiqué par les partis travaillistes et Meretz, qui se retrouvent quasiment seuls dans l'opposition et crient à la "manipulation politique", tout comme Tsipi Livni, ex leader de Kadima.
Shimon Peres s'est félicité de la constitution d'une "large union gouvernementale, une bonne chose pour Israël".

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