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  GUERRE INFORMATIQUE
Numéro 1244 - 11.06.2013 - 3 Tammuz 5773 

Israël - La prochaine guerre sera aussi électronique
par Mylène Sebbah
Les futures guerres d'Israël ne se joueront pas seulement sur le terre ou dans les airs.
Elles impliqueront aussi des tentatives d'attaques cybernétiques massives pour détruire les réseaux informatiques des infrastructures israéliennes.


Ces dernières années ont vu une augmentation importante de cyber-attaques et de tentatives de piratage contre une multitude de sites Internet israéliens - sociétés privées et entreprises phares comme El Al, des établissements bancaires, ou encore les sites des administrations ou des ministères.

Benyamin Netanyahou l'a encore dénoncé ce dimanche, lors d'un colloque organisé sur ce sujet à l'université de Tel-Aviv, précisant que "les cybers attaques de ces derniers mois, sont des attaques directes depuis l'Iran mais aussi indirectes de la part du Hezbollah".

Jusqu'alors, ces "agressions informatiques", étaient menées essentiellement par des "particuliers", des hackers, dans une déarche avant tout individuelle; pour l'essentiel, elles n'avaient causé que des dégâts relativement mineurs ayant pu être contrées par les équipes spécialisées mises en place à cet effet en Israël.

Mais l'ancien chef de l'Autorité nationale de la sécurité informatique, Erez Kreiner, craint une attaque intelligente et ciblée qui déjouerait les défenses israéliennes.
"La capacité à nous nuire vraiment est là et c'est juste une question de prise de décision", affirme-t-il.
Ingénieur en informatique de profession, Erez Kreiner a commencé sa carrière au Shin Beth comme responsable de sécurité à bord des avions et dans les ambassades.

Il a ensuite créé l'Autorité nationale de la sécurité informatique au sein du service du Shin Beth en 2002, suite à une décision du cabinet du Premier ministre de l'époque, Ariel Sharon.
Il y a deux ans, le Bureau National "Cyber" a a coiffé l'Autorité nationale de la sécurité informatique pour coordonner toutes les activités dans ce domaine.
"Les dizaines de personnes qui y travaillent", assure Erez Kreiner qui a dirigé cette unité jusqu'à la fin de l'année dernière, "ont un potentiel équivalent à celui de plusieurs dizaines de start-ups dans le secteur privé".

Aujourd'hui PDG d'une société de conseil indépendante en matière de cyber-défense, Erez Kreiner observe la situation d'un regard critique.
"En tant que "défenseur", explique-t-il, vous devez constamment avoir présent à l'esprit que quelqu'un, entité nationale ou hackers anonymes, a pu pénétrer votre système six mois auparavant et n'attend qu'une occasion pour attaquer quand cela lui conviendra.
Contrairement à la guerre physique, le pirate ne prend quasiment aucun risque".

Dans l'ensemble, les systèmes de protection du gouvernement sont à un niveau "raisonnablement" au-dessus du lot de ce qui est pratiqué dans ce domaine.

Cependant, nuance-t-il, "et même si nous n'avons pas les vastes ressources que les Américains peuvent déployer, nous demeurons un des chefs de file dans le domaine cybernétique.
La différence entre eux et nous, expose-t-il, est celle qui existe entre un hors-bord et un porte-avions. Nous avons la capacité de répondre plus rapidement".

Mais ce qui inquiète ce vieux routier de l'informatique, c'est le fait qu'il faudra à terme élargir la défense à des domaines qui n'ont pas été conçus au départ avec une protection contre la cyber-guerre, des pans entiers de l'économie israélienne comme les transports et l'industrie.

Comme pour lui donner raison, le Premier ministre israélien a annoncé ce dimanche qu'Israël envisageait de mettre en place un "Dôme de fer" numérique pour contrecarrer ces attaques.

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