Israël - Histoire : il y a 20 ans, la guerre du Golfe - Des scuds sur Israël
par Laurent COHEN
Le 17 janvier 1991, les Etats-Unis soutenus par une coalition de pays arabes et occidentaux entamaient une vaste opération militaire contre l'Irak.
il s'agissait de contraindre son dirigeant, Saddam Hussein, a évacuer le Koweït, que son armée venait d'occuper.
En représailles, le régime baasiste dirigeait presque immédiatement des dizaines de missiles Scud vers Israël, qui s'abstint toutefois de réagir militairement à cette agression.
Par crainte que ces missiles soient chargés d'ogives chimiques, Israël avait procédé à une distribution massive de masques à gaz dans la population, qui les utilisait lors de chaque alerte.
Dès le départ, Saddam Hussein a tenté de lier la guerre au conflit israélo-palestinien, pour, d'une part, dissuader les pays arabes de soutenir la coalition en guerre contre lui (qui comprenait cependant les états du Golfe, l'Arabie saoudite), d'autre part pour détourner l'attention de la rue arabe de l'origine de la guerre - l'invasion du Koweït" – vers un hypothétique soutien à la cause palestinienne.
Cette guerre aura de lourdes conséquences sur la communauté palestinienne établie dans le Golfe, en raison du soutien sans faille apporté alors par Yasser Arafat, chef de l'OLP, à Saddam Hussein.
La tentative de ce dernier d'entraîner Israël dans le conflit était principalement motivée par une volonté tactique de briser l'unité de la coalition, en forçant les pays arabes à se retirer pour ne pas se retrouver, de facto, du côté de l'Etat hébreu.
D'où les pressions exercées par le président américain d'alors, George Bush, et visant à prévenir toute réaction de Tsahal.
En contrepartie, les Etats-Unis déployèrent les célèbres batteries antimissiles de types Patriot en Israël, tout en consacrant de leurs efforts de guerre à détruire les capacités militaires de l'armée irakienne, ce qui constitua une tâche complexe, car les missiles Scud étaient montés sur des lanceurs mobiles – le plus souvent sur des camions disséminés à travers le désert de l'ouest irakien.
Le 17 janvier 1991, au moment où le premier engin frappa le centre d'Israël, l'armée de l'air avait déjà lancé ses appareils vers les positions irakiennes, tandis qu'un peu plus tard, des commandos, tous issus des forces spéciales de Tsahal, embarquaient sur des hélicoptères pour une "mission secrète" qui fut en fin de compte annulée, sur injonction américaine.
A l'issue de l'agression irakienne, le bilan des pertes israéliennes s'élevait à deux morts, de nombreux blessés, et d'importants dégâts dans la région de Tel Aviv.
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