Accueil  
  Toute l'actualité  
  Contact  
  Qui sommes-nous  
  Archives  
    Faire connaître Israel-Infos

Israel infos : Actualites Israel, Presse monde juif,
Informations communauté juive francophone
Lundi 16 Septembre 2019 / 16 Elul 5779
Abonnement Gratuit aux Newsletters

  DEFENSE
Numéro 1247 - 21.06.2013 - 13 Tammuz 5773 

Israël - Défense : poète ou soldat, il faut choisir
par Mylène Sebbah
Les hommes, les vrais, ne sont pas censés écrire des poésies.

En tous cas pas dans l'armée israélienne où un soldat du bataillon Nahal s'est vu interdire d'aller lire certains de ses poèmes à l'antenne de la radio de l'armée.
La raison : "ne pas ruiner l'image du soldat combattant".

Il y a environ dix jours, un soldat combattant de l'un des bataillons Nahal était invité par Galei Tsahal à lire, dans le cadre de son émission hebdomadaire "Des livres et des hommes", quelques poèmes qu'il avait écrits.
L'émission était tout particulièrement consacrée aux livres et à l'armée en l'honneur de la Semaine du livre.
Le soldat était déjà en chemin vers les studios de la radio militaire quand il a reçu un appel d'une porte-parole de la Brigade Nahal, s'exprimant au nom du commandant de la brigade, le colonel Yehuda Fuchs.

Elle lui a fait savoir qu'il lui était nterdit de s'exprimer à l'antenne ni d'être interviewé parce que, a-t-il rapporté, "cela ruinerait l'image du soldat au combat" et que, par ailleurs, il serait susceptible de "révéler des informations personnelles et confidentielles".
Le sujet, lui a expliqué la porte-parole, avait été discuté par les commandants de la brigade qui ont décidé qu "entendre un soldat lire ses propres poèmes à la radio ne correspondait pas à l'image de la Brigade Nahal souhaitait transmettre au public".

Le soldat a bien tenté de faire valoir que nombre de soldats combattants sont par la suite devenus des musiciens populaires et des chanteurs, par exemple Idan Amedi, commandant de Tsahal mais aussi finaliste lors de la huitième saison de "Kochav Nolad" (la version israélienne de la "Nouvelle star").
En vain.

Un refus qui a rendu furieux les camarades de ce soldat, membres de sa compagnie.
"L'histoire de Tsahal est pleine de ces combattants qui ont publié leurs chansons ou leurs poèmes et ont fait le buzz à commencer par Meir Ariel.
D'autres ont vu leur prose ou poème mis en musique par des chanteurs célèbres comme Idan Raichel", dit un soldat tandis qu'un autre regrette : "C'est stupide comme décision.
Au contraire, un soldat écrivant des poèmes, voilà une image positive, gentille".

Pourtant dans un passé pas si lointain, l'armée israélienne semblait mois frileuse avec la poésie et l'écriture en général, organisant même des concours d'écriture en poésie et en prose pour les soldats en service actif.
En 2006 un concours de poésie avait eu lieu dans le cadre de l'émission annuelle Shirutrom pour une collecte de fonds.
Les meilleurs textes avaient été publiés sur le site du porte-parole de Tsahal.
Le journal militaire Bama'hane (dans le camp) parraine un projet annuel intitulé "Les soldats écrivent", qui propose à des soldats de l'armée régulière d'écrire la suite et la fin d'une histoire entamée par un auteur connu.

Le porte-parole de Tsahal ne s'est pas prononcé officiellement sur l'explication donnée au soldat pour justifier l'interdiction de participer à l' émission de radio, à savoir " nuire à l'image du combattant" ; il a juste précisé que la porte-parole de sa brigade lui avait notifié l'interdiction d'être interviewé – ainsi que l'exige le règlement militaire – et que c'est donc à ce titre qu'il ne pouvait apparaître dans le programme.

Pour mettre ces infos sur votre site, Cliquez ici
Le journal video (en anglais)