Instruction espagnole contre les chefs de Tsahal
Malgré la recommandation du Parquet espagnol, le juge Fernando Andreu, a décidé de poursuivre l'instruction contre six hauts responsables israéliens, accusés de "crimes contre l'humanité" pour leur rôle dans l'élimination du chef terroriste du Hamas, Salah Sharadeh, en 2002, au cours de laquelle 14 civils avaient également trouvé la mort.
Au début de l'année, un tribunal avait accepté - "au nom du principe de Justice universelle que l’Espagne reconnait, concernant les crimes contre l’humanité et l’assassinat de peuples" - d'enregistrer une plainte contre le ministre de la Défense d’alors, Binyamin Ben-Eliézer, le chef d’Etat-Major, Moshé Yaalon, le commandant en chef de l’armée de l’air, Dan Halouts, le chef des services de renseignements Avi Dichter, et les officiers supérieurs Doron Almog, Giora Eiland et Michael Herzog.
Mais suite à une protestation vigoureuse de Tzipi Livni, à la fin du mois de janvier, (voir notre article à ce sujet) auprès de son homologue Miguel Angel Moratinos, ce dernier avait promis que son gouvernement allait s'employer à changer la législation, de façon à limiter les prérogatives des tribunaux dans de semblables affaires.
Le juge espagnol a finalement estimé, malgré la demande formulée par les services du Procureur le 2 avril, que l'Espagne devait répondre favorablement au recours de l'organisation pro-palestinienne ayant déposé cette plainte, et poursuivre son enquête contre les chefs de Tsahal.
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