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Lundi 24 Juin 2019 / 21 Sivan 5779
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Numéro 1019 - 27.10.2011 - 29 Tishri 5772 

ISRAËL - La stérilité plus complexe dans les milieux orthodoxes
par
Selon les spécialistes de la question, les traitements de l'infertilité passent bien sûr par des processus physiques, mais également par un "travail sur le mental "

Or dans le cas des couples orthodoxes, s'y ajoutent les contraintes et la complexité de la Halakha, autrement dit de l'ensemble de lois autour desquelles s'organise le quotidien des juifs strictement observants.

L'engendrement étant considéré comme un commandement positif, un acte de sainteté que nul pratiquant n'a le droit de ne pas accomplir, l'infertilité peut alors devenir source de troubles psychologiques, de "sentiment de culpabilité "et même de véritables crises intérieures.

Le récit de Tali et Nathan Kalfa, publié dans les médias israéliens, est assez représentatif de la situation : "les deux premières années du mariage ont été très dures", explique Tali, "et comme beaucoup de gens religieux, je voulais avoir immédiatement des enfants.
Je me sentais dans une sorte de compétition avec mes voisines, et cela me gênait beaucoup. Alors nous avons pris la décision d'aller nous installer à Jérusalem, car cette tension n'était pas tenable ".

Hodaya, pour sa part, une jeune femme religieuse qui, après trois longues années de traitement, est maintenant enceinte, estime que dans "certains milieux religieux, des couples affrontant des problèmes d'infertilité se trouvent parfois socialement isolés ".

Selon elle, "on se heurte à des gens dont la sensibilité, ou l'intelligence, ne sont pas forcément très développées, mais il y a pire : une certaine forme de ‘mise en quarantaine', je dirais.
Ainsi, nous étions de moins en moins invités, ou bien on s'adressait à nous avec condescendance, sur un ton paternaliste, en nous expliquant par exemple que nous n'arrivions pas à avoir un enfant parce que j'étais trop ‘stressée', et ce genre de choses ".

L'ensemble des témoignages recueillis par les médias israéliens insiste sur l'impression "d'inégalité qu'éprouvent les femmes sans enfants par rapport aux mères de famille".

Beaucoup évoquent aussi l'indifférence affichée pour ce qu'elles traversent, tant au plan physique qu'émotionnel, durant les traitements, qui durent parfois plusieurs années, destinés à résoudre les problèmes d'infertilité.

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Le journal video (en anglais)