Hatikva : "Pour tous les déçus du Likoud"
«Un nouveau parti est né en Israël» : c’est en ces termes que les médias ont diffusé l’annonce officielle de la création d’une nouvelle formation politique, baptisée Hatikva (L’espoir), dont le député Aryeh Eldad (Ihoud Léoumi, droite nationaliste) a déclaré, mardi matin, qu’il espère en devenir le dirigeant.
"Selon nos estimations, nous pouvons obtenir sept sièges lors des prochaines élections", a notamment affirmé Eldad, «et nous serons l’une des grandes surprises de la dix-huitième Knesset».
Le parlementaire avait peu avant confirmé qu’il ne rejoindrait pas le parti de la Nouvelle droite religieuse, fondé par des responsables venus du Mafdal et du Ihoud Léoumi, et qui a été présenté lundi à la presse, car selon les initiateurs de cette nouvelle formation "les laïcs que compte le camp des fidèles d’Eretz Israël n’ont rien à y faire".
«J’ai demandé à un des représentants de ce nouveau parti si un pilote qui ne respecte pas le jour du shabbat peut en devenir membre», a précisé Eldad, «et en guise de réponse, on m’a dit que cela pourrait poser certains problèmes. Or mon but, à l’époque où j’ai créé le Ihoud Léoumi, n’était pas d’offrir un toit au sionisme religieux, mais de préserver l’intégrité d’Eretz Israël».
Mardi, Eldad a affirmé devant des journalistes que Hatikva compte certains militaires connus (Méïr Har Zion, Aharon Davidi), plusieurs avocats et des universitaires. «Nous allons devenir le point de rencontre de tous les déçus du Likoud», a-t-il encore estimé, «et de tous ceux qui se demandent quelle peut bien être la politique de Binyamin Nethanyahou, tandis qu’ils ne veulent pas voter pour Lieberman, parce que celui-ci parle d’échanges territoriaux et d’une partition de Jérusalem».
Eldad a enfin précisé que Hatikva «s’opposera à la création d’un Etat palestinien indépendant, tout en oeuvrant au retour d’une souveraineté juive sur le Mont du temple» : «Nous dénoncerons également la corruption, les abus de pouvoir, le mensonge, là où ils se trouvent, et nous garantirons les droits de tous les citoyens en fonction de leur respect des obligations militaires qu’ils doivent remplir».
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