Accueil  
  Toute l'actualité  
  Contact  
  Qui sommes-nous  
  Archives  
    Faire connaître Israel-Infos

Israel infos : Actualites Israel, Presse monde juif,
Informations communauté juive francophone
Mardi 22 Mai 2012 / 1 Sivan 5772
Abonnement Gratuit aux Newsletters



  COURRIER DES LECTEURS
Numéro 1047 - 26.12.2011 - 30 Kislev 5772 

Hanouka, O Hanouka, par Liore NUSIMOVICI, 13 ans
par Israel Infos Redaction
Nous recevons de Liore NUSIMOVICI, 13 ans, une réflexion très documentée sur Hanouka, réalisée à l'occasion de sa Bat Mitsva le 18 décembre dernier, célébrée par le Rabbin Olivier Kaufmann, en la synagogue de la place des Vosges.

Je m’appelle Liore. On m’a souvent interrogée sur le sens de mon prénom.
Liore signifie "la lumière à moi", "la lumière en moi", "la lumière pour moi".

De manière générale ce prénom ne laisse pas sans réaction.
Lorsque mes parents ont annoncé ma naissance à ma famille d’Israël et qu’ils leurs ont fait part de mon prénom. On leur a immédiatement demandé s’ils avaient fait ce choix à cause de ma "blondeur". … Non bien sur !

Si mes parents m’ont ainsi nommée, c’est parce que ma naissance était prévue pour le premier jour de Hanoukka, la fête des lumières, même si je suis née deux jours avant.
Je ne voulais surtout pas manquer les cadeaux !!!!!.

Beaucoup de lumières illuminent notre Judaïsme, je pense aux bougies que nous allumons pour accueillir le shabbat, le vendredi veille du jour du repos hebdomadaire, ou, encore aux bougies qui annoncent le début de chaque fête.

Je pourrais vous parler de chacune d’entre elles mais à l’approche du 25 Kislev, j’ai choisi de vous parler de Hanoukka, fête des lumières que nous fêterons dès mardi soir.
Après Tichri, vient Hechvan.

La particularité de ce mois est d’être complètement dépourvu de rendez-vous festifs. Certains l’appellent même Mar Hechvan, le mois amer, par opposition au mois de Tichri rempli de fêtes allant de Roch Hachana à Simhat Torah, du nouvel an à la fête de la Torah.

Le mois de Hechvan est donc un mois vide, dans lequel le rythme est monotone ; de shabbat en shabbat, il n’y a rien qui puisse illuminer notre quotidien. Il faut attendre Hanoukka pour se retrouver dans la joie !
Hanoukka, fête de l’inauguration de l’autel, fête des lumières commence le 25 Kislev, dure 8 jours et célèbre la victoire des Maccabéens contre les troupes d’Antiochos.
Entre 167 et 165 avant l’ère chrétienne, la nouvelle inauguration du temple de Jérusalem est sanctifiée par le " miracle de l’huile d’olive pure".

Entrainé par la famille des Hachmonaïm, sous la conduite du Cohen Mattathias et de son fils Judas Macchabé, les juifs ont opposé une résistance face à l’ennemi qui voulait leur imposer leur culture grecque et une religion basée sur l’idolâtrie.
Après avoir repris Jérusalem et purifié son temple, les Maccabéens voulurent restaurer le culte de Dieu et allumèrent les lumières de la Menorah, le candélabre du temple de Jérusalem.

Ils ne trouvèrent qu’une seule fiole d’huile pure, scellée du cachet du grand prêtre, suffisante pour une journée seulement. Que fallait-il faire?
Huit jours étaient indispensables pour préparer de l’huile pure. Par miracle l’huile dura 8 jours. Ce sont les 8 jours de la fête de Hanoukka.
D’où l’institution de l’allumage des lumières, symbole de la victoire de l’esprit sur la force brutale.

La nuit tombée, à la sorties des étoiles, dans les familles réunies après la prière du soir, le chef de famille accomplie la Mitsvah, le commandement d’allumer les bougies, au nom de tous. Visualisez-vous déjà votre chandelier garni d’huile et de mèches ?

Menorah, Hanoukia, elle porte bien des sens et revêt bien des formes. Une Hanoukia a 8 branches et non 7 car il est défendu de reproduire le chef d’œuvre du Beth Hamidrash.
Nous devons nous assurer de la place des 8 lumières qu’on allume progressivement, une le premier soir, deux le second soir et ainsi de suite jusqu’au huit du huitième soir.
On place la Menorah devant la fenêtre, à un endroit visible depuis l’extérieur, où elle attire le regard, afin de partager le miracle de hanoukka et de le diffuser très loin dans la nuit et l’espace public - en Araméen : pirssouma denissa, la publication du Miracle.
Le chef de famille tient le Chamach ; bougie –serviteur, sa flamme brûle.

Tout en lisant, il allume la première mèche.
Les bougies de hanoukka sont sacrées : Hanerot Halalou : Kodesh Hem, nous n’avons pas le droit de nous en servir, mais seulement de les regarder.
Nous n’éteignons pas le Chamach après avoir allumé les autres bougies, on le met à sa place réservée. Les flammes devront brûler au moins une demi-heure sous le regard des assistants qui ne doivent faire aucun travail.
Les adultes jouent aux jeux de cartes, les enfants jouent à la toupie (dreidel, sevivon). Cette toupie à quatre faces sur lesquelles sont marquées les initiales des mots Ness, Gadol, Haya, Cham: Il y a eu là bas un miracle.

A Hanoukka on avait pour habitude d’offrir des gueltes ; petites sommes d’argent, qui sont aujourd’hui souvent remplacés par des jouets.
Rappelons-nous, le contexte historique dans lequel se déclare le conflit avec la culture grecque.
Après 13 siècles en terre d’Israël, le peuple juif se disperse à travers le monde.

Cependant cette dispersion, connue sous le nom de Diaspora n’empêche pas les juifs de préserver leur identité.
Depuis leur entrée sur la terre d’Israël jusqu’à leur dispersion, les juifs ont subi de nombreuses invasions et dominations d’empires très puissants.

La conquête de l’orient par Alexandre le Grand, marque pour les juifs, le début d’une période de leur histoire.

La diffusion de l’hellénisme (culture grecque) dans les pays les plus habités (terre d’Israël, Egypte, Babylonie) leur fait découvrir une nouvelle culture, beaucoup d’entre eux trouvent cela séduisant et ne peuvent pas y résister. Ils sont prêts à abandonner la culture juive : on les appelle, les juifs hellénisants.

L’histoire de hanoukka se passe sous le règne d’Antiochos IV.
Il était appelé par ses proches Epiphane (aimé des dieux), cependant ceux qui subissaient sa tyrannie l’appelait Epimanes (le fou).
Il rêvait d’être un empereur tel qu’Alexandre le grand. Il voulait unifier son Empire en imposant la même culture pour tous.
C’est par la force qu’il introduit les coutumes, la langue, la pensée grecque en terre d’Israël.

Au bord de la guerre civile, beaucoup de juifs en général riches et proches du pouvoir, abandonnèrent peu à peu leur culture pour les coutumes grecques.

Mais une minorité du peuple, surtout des paysans et des artisans, plus éloignés du pouvoir restèrent fidèles à la Torah. La situation créa une fracture au sein du peuple juif ; d’un côté le pro hellénistes, de l’autre ceux qui restaient fidèles à la Torah.

Antiochos était en colère, il avait massacré une partie de la population. Il effaça toute trace du Judaïsme pour installer le culte grec.
Il consacra le temple de Jérusalem à Zeus et provoqua le peuple juif en y sacrifiant des porcs.
De plus, sous peine de mort, Il interdit d’accomplir les commandements du Judaïsme :
• Célébration du Roch hodech (le nouveau mois)
• La Brit Mila (l’alliance de la circoncision)
• L’étude de la Torah
• Et la pratique du shabbat, le septième jour, jour du repos hebdomadaire.

Un jour en -168 avant notre ère, dans la ville de Modiine, ville des Hachmonaïm, des soldats tentèrent d’obliger Mattathias à faire un sacrifice en place publique, pour les Dieux grecs, mais il refusa.
Un autre juif s’approcha alors de l’autel, pour faire ce sacrifice à sa place. Mattathias et ses 5 fils l’en empêchèrent. Un combat éclata et les soldats durent s’enfuir.

C’est ainsi que commença la révolte des Hachmonaïm.
L’appel de Mattathias et ses 5 fils, se répandit en Terre d’Israël. Tous se rassemblèrent sous la bannière où était écrit : "Qui est comme toi parmi les puissants Hachem", (Mi kamoha baelim Hachem.)
C’était une guerre de résistance populaire beaucoup de juifs y sont morts. Deux forces inégales s’affrontèrent : des paysans sans armes contre une armée forte et entrainée.
En -165, après 3 ans de résistance Judas Macchabé (fils ainé de Mattathias) libéra Jérusalem. Là, les Maccabéens trouvèrent Beth Hamidrash souillé.

Le 25 Kislev en -165, ils décident d’allumer le candélabre mais ils ne trouvèrent qu’une seule petite fiole d’huile pure comme je vous l’ai déjà dit. D’ou le miracle de Hanoukka.
Il faut comprendre la symbolique de la Menorah.
Elle a 7 branches. Elle est en or.

C’est un objet de culte très important, car, ses lumières symbolisent la sagesse et l’esprit. Tout comme il existe un lien entre la lumière et l’étude de la Torah (qui a pour but de nous aider à agir et à comprendre), il existe un lien, entre l’huile et l’histoire de Hanoukka, nous rappelant que le peuple juif à besoin de son identité comme la Menorah d’huile.
La guerre dura encore plus de 20 ans mais en -141 les Makabim repoussèrent définitivement l’envahisseur gréco syrien hors d’Israël.
Hanoukka marque la victoire des Hachmonaïm sur les Grecs.

On peut également dire qu’il s’agit de la victoire des lumières sur les ténèbres. Les grecs décidèrent de dominer la terre d’Israël.
Les juifs ont résisté, lutté et remporté la victoire pour sauver leur culture. Il ne s’agissait pas d’une simple guerre territoriale, mais aussi d’un combat pour préserver leur indépendance spirituelle, culturelle, et religieuse .

L’allumage des bougies symbolise cette victoire de la lumière pure capable de chasser l’obscurité. Nos rabbins nous montrent aussi qu’il s’agit d’un combat des fils de la lumière contre les fils des ténèbres. Chaque confrontation à un fondement moral ou spirituel.

Dans son ouvrage "Nér mitsva" consacré à la fête de hanoukka, le MaHaRaL de Prague affirme que la Grèce ne fut pas seulement un adversaire militaire mais plutôt un ennemi intellectuel et spirituel.
Les Grecs en étaient bien conscients et cela en faisait des ennemis particulièrement dangereux pour le peuple juif.

Une question s’impose : Pourquoi serions nous donc si fermement opposé à cette fameuse culture Grecque, qui a produit des philosophes comme Platon et Aristote, dont la richesse intellectuelle et artistique n’a jamais été démentie ?

Le Judaïsme serait –il une religion renfermée sur elle-même au point de renier la savoir et la science ? Non !

La preuve en est, dans la bénédiction que nous récitons en présence d’un célèbre savant : " bénis sois tu eternel notre D. qui a donné de son savoir à un être de chair et de sang", en hébreu " Barouh ata hachem elokenou meleh haolam chenatan mehohmato le bassar vadam."

Nous sommes conscients de l’importance qu’a l’avis des scientifiques. Il n’est pas rare que les rabbins prennent des décisions d’ordre religieux en se basant sur des données transmises par des savants.

Le conflit qui nous "oppose" à l’hellénisme remonte à l’époque de Noé. Ce dernier a eu trois fils ; Shem, Ham, et Yaffet qui constituent la racine de l’ensemble de l’humanité. La Torah nous décrit les caractéristiques de chacun :

• Il est dit à propos de Shem ; "Béni sois tu eternel, D. de Shem. Nous déduisons, que Shem est désigné comme préposé aux affaires morales, divines et spirituelles. Nous sommes les sémites, les descendants de Shem.
• Plus loin, il est écrit : «La beauté de D. est à Yaffet et elle résidera dans les tentes de Shem. Ce qui signifie qu’à Yaffet est confié l’aspect esthétique, les arts et la science. Cela n’a rien de négatif puisque son domaine s’étend aux les tentes de Shem.
• Ham lui, est l’incarnation de la débauche à l’état brut. Aucun compromis, aucune collaboration ne sont envisageables avec lui.
Même s’il y existe de nombreux points divergents avec la philosophie de Platon et d’Aristote, le Judaïsme n’est pas partie en guerre contre l’intellect Grec, mais contre les débauches de cette société.

Le beau Yaffet (en hébreu, Yaffé signifie beau) se trouvant au cœur de la culture grecque, peut donc résider dans le domaine de Shem, dont nous sommes les descendants à condition de respecter la morale et le besoin de spiritualité que nous manifestons en étudiant la Torah. Israël résiste contre celui qui met en valeur le plaisir sans aucune contrainte morale.

Rav Kook met en valeur le fait qu’il existait des philosophes grecs proches des "sentiers de la foi". Il n’empêche que l’ensemble de la population prônait la débauche, l’immoralité et la jouissance sans limites des plaisirs terrestres.

Un exemple très significatif à cet égard est ce "Droit de la première nuit", "hanoukka,» qui disait que les gouverneurs grecs avaient le droit de profiter des femmes durant leur nuit de noce. Leur objectif était de violer cette pudeur qui représente pour nous l’un des fondements de notre vie.

C’est ce décret qui a provoqué la révolte des Macchabés.
La fille de Mattathias, le grand prêtre s’est rendu à son mariage avec des vêtements de laques.
Critiquée par ses invités, elle répondit, qu’il ne s’agissait pas de ses vêtements, mais de sa pureté qui serait brisée si elle passait sa première nuit avec le gouverneur.

Epicure est notre ennemi spirituel. Nous désignons un juif renégat comme un épicurien. En hébreu ; "אפיקורוס Apikoros"
Le Rav Moshé Chaïm Luzzato dans l’introduction à son ouvrage Messiat Yecharim, "le sentier de la rectitude", nous explique que les plaisirs de ce monde, ne sont en aucun cas bannis.
Il existe une légère différence entre le fait d’être bassement esclave des plaisirs de ce monde, sans aucune limite, et le fait de les considérer comme des instruments, nous permettant de parvenir à l’idéal le plus cher.
L’esthétique peut nous permettre de nous sentir bien sur terre, et d’affiner sa conduite pour servir D.

Souvenons nous de la thèse talmudique de Chammaï qui dit, que nous devons allumer les bougies, chaque jour, en ordre décroissant, en commençant avec 8 flammes et en finissant avec une flamme, symbolisant la chute décroissante de l’éclat des nations dans Jérusalem, au fait de la victoire d’Israël. Mais, Hillel, dont nous avons retenu la position, dit qu’il faut allumer les bougies en ordre croissant de la 1er à la 8ème, car c’est l’hiver commençant qui symbolise la lumière d’Israël, qui fini par vaincre et chasser l’obscurité.

La destruction du premier temple marque la fin d’une époque. Nous avons perdu notre sanctuaire, mais nous sommes restés sous sa protection.

Depuis nous avons été souvent attaqués par différents ennemis, mais D. les a empêché de nous détruire. Nos sages ont choisi deux actes de salut divin pour en faire des commémorations nationales.

Deux fêtes en plus de celles prescrites par la loi écrite auxquelles ils ont fixés les règles et coutumes applicables. Ce sont les fêtes de Pourim, le 14 ou 15 Adar, et de Hanoukka qui débute le 25 Kislev et dure 8 jours. La signification de ces fêtes à un lien fort avec notre histoire récente.

En fêtant Pourim nous nous rappelons que dans la Perse antique s’est développé un courant anti-juif. Les autorités décrétèrent " une solution finale au problème juif". Mais les efforts héroïques de Mardochée et d’Esther ont permis d’éviter un tel massacre.
Pourim a été institué comme expression d’action de grâce envers D. pour cette délivrance.
À Hanoukka, nous rappelons que quelques siècles après Pourim, les juifs ont fait face à un autre défi. Cette fête à été instituée afin de rendre grâce à D. Le miracle de la fiole d’huile qui a brulé pendant 8 jours constitue une allusion à l’esprit éternel d’Israël.

L’empire grec s’était donc opposé à Israël, car le peuple d’Israël croyait en une divinité et se référait à une Torah.
Les grecs recherchaient le savoir humain excluant une sagesse divine comme l’est dans son intégralité la Torah.

Ceci les a conduits à s’attaquer au temple où se trouvait la Torah. Hanoukka dure 8 jours : Chiffre symbolique du surnaturel. La création du monde dure 6 jours, le 7ème jour est celui où D. s’est reposé. Ces 7 jours représentent le naturel.
Au dessus de 7 c’est surnaturel.

L’allumage des bougies se fait en allumant une bougie le premier soir et en ajoutant une bougie par soir. Ceci est la méthode de Hillel. Ainsi dit-il on augmente la sainteté, on ne la diminue pas. Au contraire, Chammaï a dit qu’il fallait allumer 8 bougies le premier soir et en retirer une par soir car il reste moins de miracle à venir.
La quantité d’huile qu’ils trouvèrent n’était suffisante que pour une journée, le miracle dure huit jours. C’est le sens de la proposition de Hillel.

Chammaï proposait d’allumer 8 bougies le premier soir puis d’en enlever une par soir. Hillel, au contraire proposait d’en allumer d’abord 1 puis d’en rajouter une par soir pour arriver à 8 le dernier soir. Nous avons retenu cette deuxième proposition. Pourquoi ?
Le premier jour de Hanoukka célèbre le miracle de la fiole d’huile. C’est aussi le jour d’une victoire militaire miraculeuse.

D’après Chammaï c’est là que le miracle est à son apogée. Ensuite son intensité diminue jusqu'à ce que l’obscurité reprenne le dessus. En revanche, Hillel considère que le miracle a donné aux hommes le courage de reprendre en main leur histoire.

Le talmud est traversé par ces deux visions : celle qui déplore le retrait du divin des affaires terrestre et celle qui y voit l’occasion pour l’homme d’influer sur son destin. Le miracle est suscité en bas par l’action de l’homme.

Pour Chammaï plus on s’éloigne de la source plus il fait froid. Au contraire, plus on s’éloigne de la source, plus on gagne en autonomie, plus la lumière est grande.

Hillel invite les jeunes à reprendre le flambeau.
Au sujet de l’allumage des bougies, le talmud parle de "faire monter la flamme" plutôt que de l’allumer. A l’image des hommes, il faut qu’elles brulent d’elles-mêmes.
Liore Nusimovici

Pour mettre ces infos sur votre site, Cliquez ici
La réunification de Jérusalem



Israel Infos

Les derniers titres de l'actualité   (Cliquer sur le titre d'une rubrique pour consulter l'actualité des 7 derniers jours)
design:atarim