Faire enrichir l'uranium iranien à l'étranger
Manouchehr Mottaki, ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré mercredi lors d’une visite officielle en Turquie, que la proposition de Téhéran de faire enrichir son uranium à l'étranger comme le réclame l'ONU, était destinée à «bâtir la confiance par rapport au programme nucléaire de son pays».
Son homologue turc, Ahmet Davutoglu, a soutenu qu'il restait, selon lui, une solution diplomatique au sujet du programme nucléaire iranien.
A Paris, le porte-parole du Quai d'Orsay a affirmé que la France et ses partenaires ne pourraient examiner "qu'une proposition déposée formellement sur le bureau de l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique, et que l'objectif de la communauté internationale restait le respect des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, visant en particulier la suspension du programme d'enrichissement d'uranium par l'Iran".
Les Occidentaux et la Russie ont averti la semaine dernière qu'ils allaient «avancer sur la voie des sanctions», le dialogue n'ayant «pas produit les résultats que certains espéraient» selon la secrétaire d'État américaine Clinton.
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