Facebook - Un terrain miné pour les palestiniens
par Gerard Fredj
Facebook est devenu un terrain de jeu dangereux pour les palestiniens qui vivent dans les territoires relevant de la responsabilité de l'Autorité palestinienne.
En effet, des groupes de la sécurité palestinienne surveillent en permanence le média social pour être sur que le palestinien de la rue ne critique pas les autorités palestiniennes.
La critique n'est autorisée que dirigée contre Israël; toute critique de l'Autorité palestinienne peut amener son auteur au mieux à perdre son emploi, au pire derrière les barreaux.
Les leaders palestiniens ont appris du printemps arabes : twitter et facebook ont été les principaux vecteurs du début de la contestation en Egypte, en Tunisie, en Syrie, en Libye.
Et les autorités palestiniennes n'hésitent pas à réprimer quinconque franchit la ligne rouge : Rami Samara, un journaliste de Ramallah, s'est ainsi vu arrêter pour interrogatoire par les agents des renseignements militaires.
Travaillant pour l'agence de presse palestinienne officielle Wafa, il avait posté un commentaire sarcastique qui a déplu sur sa page Facebook.
Ce commentaire concernait la version officielle de conclusion des discussions exploratoires entre Israël et les palestiniens, qui fait porter l'échec des discussions sur la partie israélienne.
Il a finalement été libéré suite à la mobilisation de ses collègues et d'organisations de défense des droits de l'Homme.
Cette semaine, une femme a également été arrêtée et interrogée par la "sécurité préventive" – un autre service lié à Mahmoud Abbas" pour les mêmes raisons.
En raison de cette répression, les palestiniens commencent à réfléchir à deux fois avant de poster des commentaires critiques.
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