Espionnage israélien au Liban ?
Selon des sources «proches des milieux qui mènent l’enquête sur le réseau d’espionnage démantelé la semaine dernière au Liban, dont les membres, qui collaboraient avec les Israéliens, étaient notamment impliqués dans des projets terroristes», et reprises lundi matin dans les médias internationaux, le principal suspect dans cette affaire, que la presse libanaise ne désigne que par ses initiales (en l’occurrence : «A.G»), a avoué avoir «collecté des renseignements et réuni de nombreux documents», destinés aux services secrets israéliens, «concernant les hommes politiques libanais favorables» à l’Etat hébreu.
Des informations, circulant lundi au Liban, évoquaient «AG» comme un «homme âgé d’environ cinquante ans, qui avait déjà été arrêté, il y a plusieurs mois, à Damas, par le contre-espionnage syrien, dont les responsables l’accusaient d’être impliqué dans les activités subversives du Fatah Al-Intifada», un groupe palestinien fondé au début des années 80 dans les camps de réfugiés du nord du Liban, et dirigé par Abou Moussa, un activiste ultra-radical qui était en dissidence avec l’OLP de Yasser Arafat, ce dernier étant tenu pour un «défaitiste» et un «collaborateur de l’entité sioniste».
Selon l’édition de lundi du quotidien arabe publié à Londres, Al Hayat, l’homme n’était alors resté que «quelques jours» dans un centre de détention syrien, où il avait été interrogé sur ses relations avec un «individu activement recherché», dont le nom n’a pas été divulgué, «responsable de nombreuses atrocités dans le camp palestinien de Nahar el-Barad», qui est situé au nord du pays du Cèdre.
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