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  ECONOMIE
Numéro 1106 - 24.04.2012 - 2 Iyyar 5772 

Économie - Naplouse, la ville palestinienne qui veut forcer le marché israélien
par David Koskas
Israël est souvent le premier client des entrepreneurs palestiniens de Naplouse.

Mais dernièrement, les difficultés grandissantes imposées aux points de contrôle mettent en danger ces relations commerciales pourtant appréciées par les deux parties.

Bien moins politisée que Ramallah, capitale administrative de l'Autorité palestinienne, Naplouse est une ville commerçante classique. Le quotidien Haaretz y a interrogé des chefs d'entreprise, inquiets de la détérioration des échanges avec leurs clients israéliens en raison de mesures de sécurité.

Anan Tamam est le codirecteur de Karawan, producteur expérimenté de téhina, la crème de sésame qu'on trouve dans toutes les rues israéliennes. Karawan réalise d'ailleurs les deux-tiers de ses ventes en Israël, le reste s'écoulant à Naplouse.

"Les Israéliens adorent notre téhina et nous adorons leur en vendre", résume Tamam, indiquant que les vendeurs de fallafels de la ville de Givatayim lui commandent parfois 1000 tonnes de téhina en une semaine.

Fort de ses 200 clients dans le centre et le nord d'Israël, Tamam voudrait maintenant étendre son activité dans le sud du pays mais, résigné, il pense plutôt s'orienter vers d'autres marchés, notamment dans les pays du Golfe. "Israël créé toutes sortes d'obstacles à nos ventes", explique-t-il.

Ces obstacles, Tamam s'y confronte principalement aux points de contrôle qui gèrent le trafic entre zones israélienne et palestinienne.
Il ne peut dorénavant plus faire transiter sa marchandise dans les containers, pourtant achetés en Israël, qu'il a toujours utilisés.
Egalement aux points de contrôle, on lui créé des problèmes au sujet des graines de sésame qu'il achète en Israël.

Résultat: Taman se fournit maintenant en containers auprès d'un fabricant de Naplouse et en graines chez un fournisseur en Ethiopie.
Tamar reconnait l'importance des questions de sécurité, mais déplore leurs conséquences sur les relations commerciales. Il a même beaucoup de difficultés à rencontrer ses clients.

"Les points de passage sont en train de tuer notre commerce avec Israël. Nos relations commerciales sont vieilles de plus de 60 ans. Nous ne faisons pas de politique, nous sommes des commerçants. Les affaires sont les affaires, et les deux cotés en profitent", explique-t-il.

C'est le même constat chez les Frères Maslamani, vendeurs de graines grillées de Naplouse, dont les recettes s'élevaient à 43 millions de shekels l'année dernière.

"Mon père a commencé à faire des affaires avec Israël une semaine après la guerre des Six jours", se souvient Maslamani. "Nous travaillons en partenaires, c'est presque une histoire de famille, et dans la famille, on doit pouvoir compter sur chacun.
Nous payons toujours à temps. Nous n'avons pas eu de problème pendant l'Intifada. C'est plus qu'une paix économique: c'est une véritable paix entre les gens".

Mais lui non plus ne peut plus compter exclusivement sur le marché israélien.
Il va maintenant se tourner vers les pays arabes à cause des couts de transports dus aux points de contrôle: il fait face à 30% de couts supplémentaires en déchargeant la marchandise d'un premier camion au check point, côté palestinien, pour la charger dans un second camion côté israélien.

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