Echanger des assassins contre Guilad ?
Deux manifestations se sont déroulées simultanément devant la résidence du Premier ministre Ehud Olmert. La première, organisée par la famille du soldat Guilad Shalit détenu par le Hamas, pour exiger que tout soit entrepris pour sa libération. La seconde, à l’initiative des familles ayant perdu un être cher, qui s’opposent à ce que les meurtriers de leurs proches soient libérés.
«Si les parents en deuil peuvent nous regarder en face, et nous dire que l’on peut sacrifier un soldat prisonnier et l’abandonner à son sort, qu’ils viennent le dire ! Qu’ils le disent aussi à la famille et aux autres soldats de Tsahal» a déclaré Noam Shalit, qui a ajouté que nul ne pouvait néanmoins s’en prendre à des familles endeuillées. «Nous comprenons leur douleur. Personne n’a tort ni n’a raison, il s’agit de sentiments, face au fait de sauver la vie d’un soldat. Le dilemme n’est pas simple» a encore ajouté le père du soldat détenu à Gaza depuis le 25 juin 2006.
Selon les familles des victimes d’attentats palestiniens, la libération de très nombreux terroristes qui ont du sang sur les mains et «assurent qu’ils vont continuer à égorger des juifs», «ne fera qu’encourager d’autres enlèvements, amènera une nouvelle vague d’attentats de la part des prisonniers libérés, renforcera le Hamas et affaiblira l’Etat d’Israël».
Les proches des victimes israéliennes ont encore exigé du gouvernement du «fixer une ligne rouge, et empêcher qu’un Etat ne plie devant une organisation terroriste». Ils ont affirmé également: «Beaucoup d’autres options n’ont pas été mises en œuvre, à commencer par une opération militaire, et par l’arrêt total des transferts de centaines de millions de shekels à Gaza».
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