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Numéro 1045 - 21.12.2011 - 25 Kislev 5772 

Corée du nord : un ennemi discret mais constant d'Israël
par Gerard Fredj
En Avril 2008, le Congrès des Etats Unis a pris connaissance d'un rapport confidentiel de la CIA sur une mystérieuse opération aérienne israélienne dans le nord de la Syrie, six mois plus tôt, contre ce qui est apparu etre un réacteur nucléaire.

Une photographie a capté particulièrement l'attention.

Deux hommes figuraient sur ce cliché: l'un est identifié comme Ibrahim Othman, le directeur de la Commission de l'énergie atomique syrienne, l'autre comme Chon Chibu, l'homme lige des programmes nucléaires de la Corée du nord.

Comme si cela ne suffisait pas à démontrer la "collusion nucléaire" entre les deux pays, les photos aériennes du réacteur syrien détruit par Israël, et ceux photographiés en Corée du nord étaient en tous points identiques.

L'implication discrète mais forte de la Corée du nord au Moyen Orient ne s'arrêtera pas avec la disparition de Kim Jong-il, décédé lundi : comme dans toute dynastie autoritaire, c'est son fils, Kim Jong-un qui est aux commandes depuis déjà plusieurs années.

L'aide de la Corée du nord ne s'est pas limitée à soutenir les filières nucléaires iranienne et syrienne: c'est aussi Pyongyang qui a aidé ces pays à mettre au point et à produire des missiles balistiques de longue portée, ceux qui peuvent être chargées d'une tête nucléaire.

Si le premier fournisseur de la Syrie en matière de missiles a été l'Union soviétique, la Corée du nord a pris le relais dès le début des années 1990, notamment par la fourniture de Scud-D- copiés des missiles coréens Rodong.
Il en a été de même pour l'Iran qui, à la fin de sa guerre avec l'Irak, a reçu ses premiers missiles balistiques russes de la Libye, et a fourni par construire sa propre chaine de production de missiles Shahab, copiés des armes achetés aux coréens du nord.

La république islamique dispose aujourd'hui de plusieurs centaines de ces missiles balistiques – potentiellement "équipables" de têtes nucléaires -et plusieurs dizaines de lanceurs; si ceux-ci ont une portée de 2000kms, les renseignements dont dispose Israël laisse à penser que l'Iran est d'ores est déjà capable de produire sa propre version du missile coréen BM-25, qui lui a une portée de 4000 kms (Tel Aviv-Téhéran : 1500 kms).

En 2009, pour la première fois, le général Yadlin, alors à la tête du renseignement militaire, levait le voile sur l'action de la Corée du nord, ajoutant Pyongyang à l'axe Iran-Syrie-Hezbollah-Hamas.

Récemment, le même Yadlin déclarait que des représentants du Hamas et du Hezbollah assistaient régulièrement à des tests de nouveaux armements en Iran et Syrie, souvent rejoints à ces occasions par des ingénieurs nord-coréens.

La filière d'exportation de armés, qui pourrait être bouleversée par les évènements en Syrie était stable : conception en Iran, production en Syrie, puis livraison aux deux organisations terroristes.

Si le dictateur a fait de son pays une gigantesque prison à ciel ouvert, il n'est pas évident que son fils ait autant de facilités à maintenir la stabilité du régime, dans un pays où la population manque de l'essentiel.

Kim Jong-un pourrait être tenté de "booster" ses fournitures d'armes à ses alliés pour faire rentrer de l'argent dans ses caisses et améliorer le quotidien des nord-coréens.
Israël devra, dans ce cas, être particulièrement attentif à une montée en puissance du flux d'armements qui pourraient arriver jusqu'au Hamas et au Hezbollah.

On pourrait se demander d’où vient cette irruption de la Corée du nord sur la scène du Proche Orient : elle est en fait ancienne, issue des moments les plus durs de la guerre froide, et en constitue certainement un des derniers vestiges.

Rappelons simplement que David Ben Gourion avait envoyé une unité d'élite de l'armée israélienne –Givati – combattre aux côtés des Etats unis au cours de la guerre de Corée
De son côté, la Corée du nord, dernier bastion stalinien de la planète, totalement soumise aux injonctions soviétiques et chinoises, avait envoyé un bataillon entier se battre aux côtés des soldats égyptiens, contre Israël, durant la guerre de Kippour.

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