Conférence d'Herzliya : regards croisés Fayyad - Netanyahu
La 10e Conférence d’Herzliya sur la Sécurité d’Israël, présidée par le général Danny Rothschild, s’est ouverte le 31 janvier dernier en présence du président Shimon Pérès avec une innovation : ce n’est pas le président de l’Etat qui a prononcé le discours d’ouverture cette année, mais Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds Monétaire International.
En dépit des critiques du Hamas, Salam Fayyad, Premier ministre palestinien, a fait le voyage jusqu’à Herzliya, où il s’est exprimé sur sa vision d’un futur Etat palestinien.
Le Premier ministre palestinien a consacré l’essentiel son intervention à son programme pour aboutir à la création d’un Etat palestinien d’ici à deux ans. Il a réaffirmé que, selon lui, cet Etat devrait voir le jour dans les frontières de 1967 et que sa capitale devrait être Jérusalem, critiquant à ce propos la poursuite des constructions dans les « territoires disputés » et le blocus de la bande de Gaza qui est, selon lui, « une erreur ».
Pour Fayyad, si cette tentative de créer un Etat palestinien échoue, elle provoquera, dans la société palestinienne une vive déception qui brisera tout espoir d’horizon et d’avenir politiques.
Selon lui, la communauté internationale s’attend elle aussi à une solution dans les mêmes délais.
Il a également affirmé considérer que « la prise en charge des questions de sécurité n’est pas seulement un intérêt israélien mais aussi palestinien ».
Benjamin Netanyahu a, pour sa part, déclaré qu'il avait des « raisons d'espérer » une reprise des négociations avec les Palestiniens dès les prochaines semaines.
Mahmoud Abbas donnera, d’ici à une semaine, sa réponse aux propositions de l’émissaire américain Mitchell.
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