Conférence d'Herzliah : Shimon Peres fait confiance à Mahmoud Abbas
par David Koskas
Le président de l'Etat d'Israël, Shimon Perez, a prononcé le discours d'ouverture de Conférence d'Herzliya, organisé par le Centre interdisciplinaire de la ville.
Il y a insisté sur l'importance de la reprise du processus de paix.
Peres a lié les négociations au Printemps arabe, en soulignant que, pour Israël, la meilleure réaction aux bouleversements qu'il a provoqués étaient de parvenir à un accord avec les Palestiniens.
"Israël n'est pas la cause de ces révolutions.
Ce n'est pas une question israélienne mais une question arabe. Cela ne dépend pas de nous mais cela nous affecte", a-t-il dit.
"La seule solution est d'arriver à un accord israélo-palestinien comme nous l'avons fait avec l'Egypte et la Jordanie. Je le dis parce que je crois qu'un accord est possible".
Il a également renouvelé sa confiance dans les intentions du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et dans celle de son Premier ministre Salam Fayyad.
"Je connais ces gens depuis des dizaines d'années. Je pense qu'Abou Mazen (Mahmoud Abbas) et Fayyad veulent la paix et veulent mettre fin au conflit", a-t-il confié, en rappelant que renforcer le groupe d'Abbas, le Fatah, contre son rival de la bande de Gaza, le Hamas, était dans l'intérêt d'Israël.
Perez a aussi évoqué l'Iran, qui constitue selon lui une menace existentielle pour l'Etat hébreu et qu'il a qualifié de "principal problème du monde".
"L'Iran essaie de se doter d'armes de destruction massive pour faire peur au monde et réaliser ses ambitions impérialistes sous une apparence religieuse", a-t-il affirmé. "Aucune option ne doit être écartée".
Il a ensuite laissé la parole au prince El-Hassan bin Talaal, frère du roi Hussein et oncle de l'actuel roi de Jordanie, Abdallah II, qui intervenait en vidéoconférence depuis Amman.
"La paix n'a jamais été quelque chose de facile pour aucun d'entre nous", a-t-il déclaré. "Mais la camaraderie entre Musulmans, Chrétiens et Juifs existe depuis plus longtemps que ce conflit".
"Il y a un temps pour tout", a-t-il continué en hébreu, langue qu'il a étudiée lors de ses études, pour citer l'Ecclésiaste. "Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui est planté, un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir, et un temps pour bâtir".
"Il est temps de rétablir notre confiance dans la chaine de l'humanité et les uns envers les autres", a-t-il conclu en anglais, sous les applaudissements.
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