Commémoration des huit jeunes victimes de Merkaz Harav
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La cérémonie religieuse marquant les trente jours de deuil des huit étudiants abattus lors de l'attentat contre l'académie talmudique du Merkaz Harav, à Jérusalem, s'est ouverte jeudi, en fin d'après-midi, dans la synagogue de l'établissement, en présence des familles des victimes, de rabbins et de députés, parmi lesquels Tsvi Haendel, Zvoulon Orlev et Effi Eitam (PNR/Union nationale).
Les élèves de la Yeshiva ont prévu de se consacrer ensuite à une nuit d'étude, à la mémoire de leurs condisciples assassinés. L'ancien Grand rabbin d'Israël, Israël Méïr Lau, qui a ouvert son allocution par une longue citation tirée du Midrash* , a interpellé l'assistance : "Qu'est-il possible de dire, après ces quatre semaines terribles qui sont passées depuis l'instant où s'est assombri l'éclat de ces huit bougies?"
De son côté, le Grand rabbin Mordechai Eliahou a estimé que l'Etat lui-même devait réagir "de manière appropriée" au terrorisme, et que "pour chaque juif tué, il faut fonder une nouvelle Yeshiva, créer une nouvelle implantation, débloquer des fonds supplémentaires destinés à l'éducation religieuse, car c'est sur l'étude de la Loi que repose tout l'univers".
Plus tard dans la soirée, un communiqué signé par de nombreux directeurs d'écoles, mouvements de jeunesse et instituts talmudiques, a appelé "l'ensemble des représentants du sionisme religieux" à un grand rassemblement au stade Teddy, à Jérusalem. Le texte invite notamment "les élèves et les éducateurs issus de tous les courants nationaux religieux à venir débattre de la pensée du grand visionnaire, le rav Kook, et de l'œuvre accomplie par la Yeshiva qui porte son nom, afin de proclamer tous ensemble que le terrorisme ne vaincra pas, et que nous poursuivrons nos efforts, dans tous domaines de l'éducation, en faveur de la Thora, du peuple et de la terre d'Israël".
* Interprétation allégorique des textes bibliques
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