Combats à Beyrouth
De violents accrochages opposaient vendredi matin à Beyrouth des milices anti-gouvernementales, dirigées par des membres du Hezbollah, à la police libanaise et à des forces armées proches de la coalition au pouvoir.
Des observateurs locaux notaient en milieu de journée qu’il pourrait s’agir d’une tentative de putsch fomentée par l’organisation chiite de Hassan Nassrallah. Des unités du Hezbollah, soutenues par des activistes du mouvement Amal et des éléments pro-syriens, ont pris le contrôle de la plus grande partie de la capitale, et encerclé la maison du chef de la majorité au Parlement, Saad Hariri, contre laquelle ils ont tiré une roquette de type RPG. Selon des sources locales, le Premier ministre Fouad Siniora est confiné dans ses bureaux du centre ville, tout comme le leader de la communauté druze, Walid Joumblatt, qui a déclaré, lors d’un entretien à la télévision libanaise : «Personne ne peut prétendre occuper Beyrouth de façon unilatérale, et aucun camp, quelle que soit sa puissance militaire, ne pourra écraser la résistance du camp d’en face». Un bilan faisant état de onze morts, et plus de vingt blessés, a été diffusée vendredi après midi. De très lourds dégâts matériels ont par ailleurs été signalés, tandis que les transports en commun fonctionnent mal, et dans certains cas, plus du tout.
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