Benjamin Netanyahu à Moscou : un sujet, l'Iran
par Israel Infos Redaction
Benjamin Netanyahu a quitté Israël dimanche en direction de Moscou où il rencontrera lundi à Moscou le président russe Dimitri Medvedev...
Il plaidera auprès du président russe l'aggravation de sanctions contre l'Iran qui intensifie son programme nucléaire.
"Nous aborderons un certain nombre de questions, d'abord et surtout la question iranienne", a déclaré le Premier ministre israélien dimanche lors du conseil des ministres hebdomadaire.
"Israël a la conviction qu'il faut exercer de fortes pressions sur l'Iran - avant tout des sanctions très sévères, ce que la secrétaire d'Etat américaine qualifie de 'sanctions paralysantes; la Russie ést une grande puissance et une alliée véritable pour Israël '", a ajouté Netanyahu
On sait que les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et Allemagne travaillent à une résolution visant à faire adopter une nouvelle série de sanctions au Conseil de sécurité de l'Onu, pour faire pression sur l'Iran.
Selon des diplomates occidentaux proches du dossier des négociations, la Russie, qui a tempéré jusqu'à présent les réactions occidentales, est exaspérée par les changements d'attitudes iraniens, et serait désormais favorable à de nouvelles sanctions.
Parmi les mesures envisagées, notamment d'ordre économiques, il serait envisagé d'inscrire sur liste noire la banque centrale et d'autres grandes institutions bancaires iraniennes, d'interdire les déplacements à l'étranger d'un plus grand nombre d'iraniens, d'élargir un gel des avoirs à d'autres entreprises du pays et de mettre sur pied un embargo sur les livraisons d'armes à l'Iran.
Netanyahu, pour faire un geste de bonne volonté en direction de la Russie, abordera vraisemblablement le rôle de ce pays dans la relance des pourparlers de paix avec les Palestiniens.
Le Premier ministre israélien s'était déjà rendu en Russie en septembre, pour une visite secrète d'un jour qu'Israël avait confirmée après sa révélation à des médias, afin d'y exprimer sa préoccupation au sujet de la vente possible de missiles antiaériens russes à l'Iran.
A ce sujet, dimanche, le Conseil de sécurité du Kremlin a déclaré ne voir "aucune raison de retarder la vente de son système anti-aérien S-300 à l'Iran". Cette vente inquiète Israël et les États-Unis, dans la mesure où elle permettrait à l'Iran de protéger ses installations nucléaires contre d'éventuels raids aériens.
La commande avait été passée depuis 2009 par l'Iran mais n'avait jamais été honorée par Moscou.
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