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Numéro 807 - 02.07.2009 - 10 Tammuz 5769 

BEN LADEN DEVOILE
© Le blog de Mohamed Sifaoui
J'ai dû délaisser quelque peu ce blog au cours de ces deux derniers mois. Mais c'était pour la bonne cause, enfin je l'espère. Il fallait finaliser ma première BD - une expérience formidable - qui paraîtra le 10 septembre prochain. Son titre, « Ben Laden dévoilé », est dessinée par mon ami, Philippe Bercovici, qui a ce talent de croquer les personnages avec beaucoup de subtilité. Mais alors pourquoi une BD sur le chef d'Al-Qaïda ?


J'avoue que c'était un projet qui avait germé dans ma tête en 2003 après l'enquête que j'avais menée au Pakistan et en Afghanistan pour la réalisation de l'ouvrage et du documentaire tous deux intitulés « Sur les traces de Ben Laden ». Les personnages que j'avais rencontrés, à l'instar de tous les islamistes, étaient, le pensais-je, de véritables acteurs de Bandes dessinées. Ces illuminés qui cherchent à nous terroriser se caricaturent en réalité à chaque phrase qu'ils prononcent, dans chaque attitude et à travers chaque posture.

Il n'était pas dès lors très compliqué de reproduire ce qu'ils sont sous forme de dessins satiriques. Mais en réalité, ce projet a commencé à prendre forme après « l'affaire des caricatures » et des positions ridicules adoptées par ceux qui se sont autoproclamés les représentants exclusifs de l'islam, je parle de ces sectes sataniques qui se réclament tantôt du wahhabisme tantôt des Frères musulmans et de tant d'autres courants idéologiques qui ont préféré l'obscurantisme, l'ignorance et la bêtise comme ligne de conduite pensant ainsi plaire à Dieu en détruisant ce qu'il a créé.

« Ben Laden dévoilé » est une manière de comprendre la nature de l'islamisme, sa progression et le côté cynique qui caractérisent ceux qui ont choisi l'instrumentalisation politique de la religion comme mode d'action. Mais au-delà, c'est aussi une façon de rire de ceux qui cherchent à nous terroriser, c'est une façon d'assumer le nécessaire rapport de force avec ceux qui rêvent d'attenter à notre liberté d'expression, une sorte de réaffirmation des valeurs universelles à travers la dérision et la satire. Bref, cette BD se voudra une modeste contribution visant à dévoiler la réalité de l'idéologie islamiste et d'enlever la burka sur ces imposteurs qui se réclament de l'islam.

Parallèlement à ce travail, je devais entamer le tournage d'un documentaire qui sera finalisé d'ici la fin de l'année et l'écriture de deux ouvrages qui paraîtront au cours des mois à venir. Tous sur des sujets similaires. Naturellement, j'ai gardé un œil attentif sur l'actualité. Et, à ce sujet, deux ou trois points retiennent mon attention.

D'abord l'Iran. Il est important, de marquer son soutien aux démocrates iraniens qui veulent en finir avec cette République islamique qui a installé une pensée inique et moyenâgeuse. Une Révolution démocratique est possible. Les Iraniens sont capables de prendre leur destin en main, de braver le danger et de chasser ces ayatollahs, incarnation d'un fascisme vert, trop souvent ignoré. Nous devons - et malgré l'arrivée de la saison estivale - continuer à soutenir les progressistes dont le sort dépend aussi de notre capacité de mobilisation. Nous devons aussi exiger des démocraties un soutien assumé à ces mêmes démocrates qui, pour renverser l'obscurantisme, ont besoin des puissances occidentales. Celles-ci sont appelées à éviter les calculs étroits et égoïstes qui avaient d'ailleurs conduit l'Ayatollah Khomeiny à la tête de ce pays, dépositaire pourtant d'une grande civilisation. Ensuite, le niqab, ou ce que certains appellent, la burka. Je pense qu'un vrai débat national doit avoir lieu. Il s'agit avant tout de comprendre la nature idéologique du projet de société dont ce chiffon est le symbole. Il n'est pas question de discuter uniquement du côté esthétique, si j'ose dire, et de la pollution visuelle que provoquent ces ombres quand elles passent devant moi. D'ailleurs, je ne sais pas s'il faut parler d'elles au féminin ou au masculin parce que sous le niqab, il n'y a pas une femme ou un homme, il y a une chose. Il y a une dépersonnalisation de l'Être, son rejet de ce que nous sommes et son adhésion à un projet sectaire qui favorise l'auto-exclusion et l'exclusion. La burka ou le niqab ne sont pas juste des habits, mais des uniformes. Il ne s'agit pas de religion, mais d'idéologie. Nous devons donc débattre justement de cette fameuse idéologie qui incite ces choses, ou peut-être ces hommes, ou peut-être ces femmes, à ne plus exister tout en existant. Si la femelle qui se cache sous cet uniforme risque de « tenter » de bons croyants, ceux-ci n'ont qu'à se crever les yeux, ou à tout le moins, à se mettre un bandage pour ne pas être tentés par l'objet du péché. Ils peuvent aussi s'acheter des cannes blanches et marcher les yeux fermés, on les aidera certainement à traverser du côté de la modernité et de l'humanisme. Le niqab ne serait pas le symbole de la bêtise, nous dit-on. Ce ne serait pas un problème, non plus. Pourtant, la seule évocation d'un débat à ce sujet, incite les émules algériens de Ben Laden, à nous menacer - aujourd'hui même - de représailles. Naturellement, aucune de celles qui sont sous le niqab ne dénoncera ces menaces et leurs auteurs. Elles diront que c'est la République et les médias qui les stigmatisent. Nous sommes nombreux à connaître la chanson.

Enfin, un dernier point tout de même. Il concerne ce fameux militant qui se fait passer pour un « chercheur ». Je ne citerai pas son nom ici tant il est pour moi le symptôme d'une escroquerie intellectuelle qui dure depuis plusieurs années dans certains départements du CNRS. Je veux parler de ces militants, que dis-je, de ces idéologues qui se cachent sous la burka du chercheur pour mieux faire gober à la société leurs théories acquises aux thèses des Frères musulmans et des salafistes du Caire, de Genève et de Navarre.
Démasqué, ce faux universitaire qui n'hésite pas à jeter l'anathème sur ses contradicteurs, crie au scandale, appelle quelques amis à la rescousse et nous sort un discours victimaire dont il est l'un des chantres. Des pétitionnaires sans envergure tentent de le repêcher, mais trop tard, le chercheur qui n'assume pas ses engagements finit toujours par se noyer dans des contradictions qu'on retrouvera facilement dans ses écrits et ses déclarations. J'avoue que je ne comprendrai jamais certains pseudo « islamologues » qui, pour plaire, tantôt au « frère » Tariq Ramadan tantôt à l'UOIF et pour avoir les grâces de tel régime obscurantiste ou de tel autre, sont capables de se délier de toute éthique, de toute rationalité et de toute honnêteté. Je ne sais pas si c'est l'appât du gain, un complexe néocolonial ou un racisme mal dissimulé qui les incitent à considérer que l'obscurantisme des salafistes est la modernité incarnée. Pour eux, les musulmans seraient probablement inaptes à apprécier les valeurs universelles et doivent donc demeurer dans leur obscurantisme crasse.
Ceux qui ont prétendu que mon ami Robert Redeker aime « chatouiller la fatwa », ceux qui soutiennent que nous n'avions pas le droit de reproduire les caricatures danoises, ceux qui croient que l'UOIF sont de respectables « représentants » de l'islam de France et enfin ceux qui pensent que les musulmans progressistes sont de simples « islamophobes » vendus à l'Occident, tous ceux-là et d'autres n'ont rien à faire dans une prestigieuse maison comme le CNRS. Ils devraient aisément trouver une place comme « conseiller » auprès du Hezbollah ou du Hamas, d'Ahmadinejad ou de Ben Laden. Comme ce dernier, eux aussi sont dévoilés. Je le savais, l'été sera chaud !

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