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  SYRIE
Numéro 1230 - 07.04.2013 - 27 Nisan 5773 

Assad peut-il renoncer au statu quo avec Israël
par Gerard Fredj
Pour la Syrie, les attaques aériennes israéliennes sont des déclarations de guerre, a estimé le ministre de l'information syrien, Omran al-Zoabi.
Reste à savoir si elles seront suffisantes pour modifier le statu quo qui prévaut entre la Syrie et l'état hébreu depuis la fin de la guerre de Kippur.


En tous cas, ces attaques sont désormais un dilemme pour Bashar Al Assad, tant sa marge de manœuvre est étroite.

Il ne peut que constater que le ciel syrien est devenu un Open Sky – Ciel ouvert – pour les avions de chasse israéliens qui montrent qu'ils peuvent intervenir en Syrie comme ils le veulent sans être inquiétés. Un peu comme cela a été le cas au Liban.

Intentionnellement ou pas, Israël est devenu un allié de fait des rebelles syriens – un allié qui agit alors que la communauté internationale reste les bras ballants face aux massacres de civils et à a question des armes chimiques.

Israël a ainsi reçu le soutien des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de l'Allemagne, et de plusieurs autres pays occidentaux – seule la France et reste silencieuse.

Le gouvernement syrien n'a d'ailleurs pas perdu de temps pour accuser Israël de collusion avec les "terroristes".

Au-delà de cette rhétorique, les possibilités d'action de Bashar Al Assad sont extrêmement limitées.
Ouvrir un front avec Israël, ou même tirer de manière sporadique, légitimerait une action aérienne à large échelle de l'état hébreu, le régime syrien n'y survivrait pas.

Pousser le Hezbollah à lancer des attaques contre Israël paraîtrait plus probable.
L'organisation chiite et son véritable dirigeant, l'Iran, doivent tout faire pour préserver le potentiel militaire du Hezbollah, ce qui signifie qu'ils ne doivent donner à Israël aucun prétexte pour qu'il s'en prenne, de façon massive, aux stocks d'armes – et notamment de missiles – des "fous de Dieu".

L'avenir d'Assad est incertain; la seule façon pour l'Iran de préserver sa présence dans la région est de garder intact le Hezbollah et ses capacités militaires.

Une nouvelle guerre avec Israël l'affaiblirait durablement et n'aurait pas d'impact sur la guerre civile syrienne, si ce n'est que le Hezbollah devrait limiter son soutien sur le terrain au dictateur syrien, pour se consacrer à un affrontement avec Israël.

La troisième option serait diplomatique; elle consisterait à pousser la Russie à entamer une guerre diplomatique contre Israël.
Mais Etats-Unis et Russie ont un accord tacite de non intervention sur la Syrie,dès lors qu'il s'agit des "lignes rouges".
Tout au plus Moscou pourrait inciter Washington à limiter les interventions israéliennes.

Les premiers soutiens occidentaux qui se sont manifestés au regard des bombardements israéliens limitent d'avance les capacités diplomatiques de la Russie, sauf à l'isoler davantage sur le dossier syrien.
Le statu quo diplomatique persistera donc, sauf si les interventions israéliennes se multipliaient.

La question n'est donc pas de savoir si Israël devra faire face à des représailles – un risque très limité -, mais si ces attaques auront un effet direct ou indirect et sur les positions des grandes puissances occidentales en matière militaire ou diplomatique, si elles mèneront à une confrontation diplomatique majeure entre la Russie et les Etats-Unis, ou si elles pourraient avoir un effet, dans le monde arabe, sur le soutien dont bénéficient la rébellion syrienne – si Israël apparaissait par trop comme son principal allié objectif.

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