Allemagne : l'Iran déverse sa propagande négationniste en toute impunité dans le pays
par Laurent COHEN
Le Bundestag – parlement allemand - a commémoré, vendredi, le soixante-septième anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz.
A l'occasion de cette rencontre, Marcel Reich-Ranicki, né en Pologne, âge de quatre vingt onze ans et considéré comme l'un des plus grands critiques littéraires allemands, a raconté comment il a survécu aux conditions terribles imposées aux juifs enfermés dans le ghetto de Varsovie.
Le discours prononcé par le président du Bundestag, Norbert Lammert, de l'Union chrétienne-démocrate, a suscité divers commentaires parmi les médias, certains n'hésitant pas à souligner que s'il a appelé "à lutter contre toute expression xénophobe venue des rangs de l'extrême-droite".
Il a en revanche omis de mentionner qu'un haut responsable de son parti, Ruprecht Polenz, a accueilli en juin dernier, à la tête de la Commission des affaires étrangères, une délégation de parlementaires et de législateurs iraniens, fidèles à la rhétorique du président
Mahmoud Ahmadinejad, qui nie la réalité historique de la Shoah, tout en appelant à la destruction de l'Etat d'Israël.
Interrogé, Polenz avait alors affirmé que les sanctions contre l'Iran "n'excluent pas de mener des pourparlers avec des représentants de ce pays".
De son côté, Sacha Stawski, président d' "Honnêtement Concernés", une organisation de surveillance de l'antisémitisme basée à Francfort, a confié au Jerusalem Post que "le gouvernement allemand ne remplit pas les conditions qui lui permettraient d'atteindre son objectif de lutter contre l'antisémitisme d'aujourd'hui", car il autorise l'Iran à "diffuser messages antisémites et propagande négationniste au cœur même de l'Allemagne à travers sa chaine de télévision IRIB".
Cette dernière propose des programmes en langue allemande où les diatribes anti-israéliennes ne sont pas rares, tandis que la destruction du judaïsme européen, durant la Seconde guerre mondiale, y est régulièrement évoquée comme une "invention sioniste".
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