Agression antisémite à Paris
Trois membres du mouvement de jeunesse Bnéi Akiva, coiffés de la calotte, ont été victimes d’une agression, samedi soir, à Paris, rue Petit, non loin des Buttes Chaument, à l’endroit même où, en octobre dernier, un incident similaire s’était produit.
Les trois jeunes, âgés de dix sept à dix huit ans, étaient en route pour une manifestation religieuse co-organisée par le Bnéi Akiva et les bureaux de l’Agence juive, lorsqu’ils ont d’abord été lapidés, puis frappés, par une bande de cinq hommes «d’origines diverses».
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, ainsi que Julien Dray, le porte-parole du parti Socialiste, ont vivement condamné, dimanche après-midi, cet acte de violence perpétré dans un quartier «où les tensions sont très fortes et où des agressions antisémites répétées ont déjà eu lieu».
Hospitalisées, les victimes souffrent de contusions au visage, et pour deux d’entre elles, d’une fracture du nez et de blessures ayant nécessité de nombreux points de suture.
Le commissariat du XIX ème arrondissement a pour sa part confirmé que des «jets de pierres», dont les responsables ont réussi à prendre la fuite en "empruntant plusieurs ruelles", ont fait «trois blessés dans le quartier».
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