Agence juive pour Israël: - débats houleux au Conseil des gouverneurs
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L'Agence juive pour Israël a tenu sa réunion du Conseil des gouverneurs en Argentine, pour renforcer ses liens avec l'importante communauté juive de ce pays –voir notre édition du 15 novembre.
Les débats ont été particulièrement houleux.
Des débats houleux ont marqué cette rencontre, ainsi que de vives critiques à l'égard de la gestion de l'Alyah, après qu'un rapport ait signalé que plusieurs centaines de juifs russes, désireux de s'établir en Israël, ne peuvent mettre en pratique leur décision "par manque de fonds".
Pour le Conseil des gouverneurs de l'Agence Juive, qui vient de se réunir à Buenos Aires, il est "honteux qu'une organisation qui dispose de trois cent millions de dollars ne soit pas capable d'assurer les frais d'Alyah de neuf cents juifs russes".
Pour Yehiel Eckstein, président du Rescue Committee pour l'Alyah, "le coût de leur Alyah ne devrait pas dépasser les deux millions de dollars", a-t-il ajouté, "or il est absurde à mes yeux, voire obscène, qu'une organisation qui dispose d'un budget de trois cent millions de dollars ne soit pas en mesure de prendre une telle opération à sa charge".
Selon la presse israélienne, la rencontre de Buenos Aires a pris un tour "chaotique" lorsque John Ruskay, président de de l'UJA (Federation de New York) est intervenu pour expliquer que l'Alyah et le "renforcement de l'identité juive dans la diaspora", les deux pôles de l'activité de l'Agence Juive, ne doivent pas se trouver en compétition.
"Construire l'Etat hébreu et le peuple juif sont au centre de nos activités", a-t-il dit, avant d'ajouter néanmoins qu'afin de récupérer le retard pris dans le domaine de l'Alyah, "l'Agence Juive doit libérer des fonds en faisant des compressions sur ses autres champs d'activités", comme par exemple l'enseignement de l'hébreu dans les communautés de la diaspora.
De plus en plus de responsables s'interrogent sur les sommes énormes dépensées dans le fonctionnement de cette institution pour un taux d'alyah stagne - à l'exception de quelques cas d'émigrations de groupes de communautés isolées : Inde, Ethiopie) estimant qu'avec ou sans l'Agence juive, les candidats motivés feraient de toutes façons la démarche de l'Alyah.
La récente décision des Fédérations juives nord américaines de réorienter les fonds qu'elles distribuent à l'extérieur des USA, au détriment de l'Agence juive, rendra encore plus nécessaire la nécessité de son recentrage sur des missions spécifiques.
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