Affaire Lee Zitouni - Le refus du Crif exprimé en termes très durs pour la famille
par Gerard Fredj
Nous relations dans notre édition d'hier le refus du Crif de voir la famille et une délégation des amis de Lee Zitouni à son diner annuel, en présence de Nicolas Sarkozy, Président de la République.
Il semble que le refus du Crif ait été formulé en termes très durs, comme le relate le Jerusalem post qui publie des extraits de la lettre de Richard Prasquier, le Président du Crif, à la famille.
"Je vous écris directement, avec toute l'empathie que je peux avoir pour votre famille : vous ne pourrez pas assister au dîner du Crif", écrit R. Prasquier à Itzik Zitouni, le père de Lee.
Selon le Crif, il s'agirait d'éviter que la famille Zitouni n'utilise la présence de Nicolas Sarkozy pour protester contre les lois françaises: le pays n'extrade pas ses ressortissants – alors que la famille voudrait voir Eric Roubi et Claude Khayat jugés en Israël.
Richard Prasquier termine sa missive par un sévère avertissement " C'est une obligation pour moi de vous empêcher d'entrer. Si vous essayez toutefois d'entrer sans être invités, je vous assure que vous en porterez la responsabilité vis-à-vis de la France, du système judiciaire français, de la communauté juive de France, d'Israël, et de la mémoire de votre fille, Lee".
Le groupe qui fait campagne pour l'extradition d'Eric Roubi et Claude Khayat a vivement critiqué la position du Crif, la jugeant "immorale" : "c'est une lettre surprenante, attristante" ont-ils déclaré.
Ce groupe a déjà approché plusieurs hommes politiques français, ainsi que Carla Bruni.
La France a proposé, par le canal du quai d'Orsay et de l'ambassadeur de France en Israël, que l'état hébreu demande l'ouverture de la procédure judiciaire en France.
Mercredi soir, au cours du diner du CRIF, Nicolas Sarkozy a évoqué le sujet, invitant la famille à déposer plainte en France.
Paris n'extradera pas les deux automobilistes français soupçonnés d'avoir renversé Lee Zeitouni, a déclaré mercredi soir le président français.
"Ceux qui ont fait ça, qui ont tué cette jeune fille, doivent rendre des comptes", a déclaré le chef de l'Etat mais la France n'extrade pas ses nationaux, jamais", a-t-il martelé, ajoutant "Sur ce principe-là,il n'y aura pas d'exception, jamais".
"Mais si la famille de cette jeune fille ou le gouvernement israélien venaient à déposer plainte en France, alors les coupables présumés seront immédiatement déférés devant la justice", a promis Nicolas Sarkozy. "Nous ne devons pas laisser impuni un tel crime".
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