"Précisions" du Hamas
Alors que le journal Haaretz annonçait dimanche que le gouvernement Hamas était prêt, selon les déclarations faites par le Premier ministre Ismaïl Hanyieh devant des diplomates européens, à accepter une solution diplomatique au conflit avec l’Etat hébreu qui passerait par la fondation d’un Etat palestinien souverain «dans les limites de la Cisjordanie occupée», et tandis que plusieurs observateurs israéliens avaient prévu que ces positions, pour le moins inédites, ne tarderaient pas à être atténuées par un autre représentant du Hamas - selon le schéma traditionnel consistant à manifester une volonté de paix devant les responsables occidentaux, quitte à y apporter de nombreux correctifs dès leur départ de la région - les médias israéliens ont diffusé, en début de soirée, les propos d’un important leader du mouvement islamiste, Mahmoud a-Zahar, qui a affirmé qu’il n’y a actuellement «aucune possibilité de négocier un cessez-le-feu pour une longue période» avec Israël, comme l’ancien leader «spirituel» du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine, «l’avait proposé».
Il a précisé que l’idée d’un accord prévoyant «un arrêt des combats pendant vingt ans» n’a pas été abandonnée, «mais pour l’instant, elle ne peut être appliquée», a-t-il ajouté, car «pour cela, des intentions sincères sont nécessaires», or selon lui, l’Etat juif manque de «réelle motivation».
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