"Maison de la dispute" / "Maison de la paix"
Nous publions les quelques lignes ci-dessous, suite à la demande de plusieurs de nos lecteurs, que soient apportés quelques éclaircissements sur l'affaire de la "maison de la discorde". Seuls les points qui semblaient ne pas être clairs, sont abordés ici.
Au mois de mars 2007, une vingtaine de familles, soit quelque 150 personnes, venaient s’installer dans un bâtiment de quatre étages, situé entre Kiryat Arba et Hébron. Au cœur d’une guerre juridique - la propriété du bâtiment n’ayant toujours pas été établie par les juges - la Cour suprême a prononcé, le 16 novembre dernier, un arrêt, imposant aux habitants d’évacuer la maison sous trois jours, et permettant aux services de sécurité de procéder à leur expulsion par la force, si nécessaire.
Les "acquéreurs" juifs ont présenté à la justice un contrat d’achat signé par les deux parties, des reçus, ainsi qu’une cassette audio où le "vendeur", Fayez Al Rajabi, raconte à l’un de ses amis avoir vendu la maison à un agent immobilier palestinien, et en avoir perçu le prix demandé, en contrepartie. Le vendeur - que l’on dit soumis à des menaces de l’Autorité palestinienne - affirme pour sa part que cette vente a été annulée, alors que l’authenticité de certains documents attachés à cette transaction a été clairement établie par la police, authenticité mise en doute cependant concernant plusieurs autres de ces documents.
Le 4 décembre, après avoir organisé une ultime réunion avec les représentants de Hébron, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a décidé de procéder à l’évacuation de la maison disputée, en attendant que la Cour suprême statue sur les droits de propriété du bâtiment.
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