"Batailles rangées" à Hébron
Nombreux incidents entre les forces de l’ordre, des Palestiniens et des manifestants israéliens, qui contestent la décision d'évacuer la "maison de la discorde", acquise selon eux en toute légalité. Durant la nuit de lundi à mardi, des jeunes juifs ont incendié des voitures arabes à Hébron, en guise de «représailles» à des jets de pierres contre des habitants du quartier juif de la cité des patriarches.
Le militant ultranationaliste, Itamar Ben Gvir, qui compte parmi les théoriciens d’un groupuscule xénophobe se faisant appeler «Le Front Juif», a ensuite déclaré, face à une petite foule assemblée devant la «maison de la discorde», dont il semble que l’évacuation est imminente : «Les incidents de la nuit passée à Hébron, et dans l’ensemble de la Judée et de la Samarie, relèvent de l’entière responsabilité de Tsahal : s’ils n’ont pas l’intention d’évacuer les habitants de cette maison, qu’ils le disent publiquement ; si au contraire c’est ce qu’ils ont décidé de faire, ils devront en assumer les conséquences».
Selon les médias israéliens, au moins trois manifestants juifs ont été blessés à proximité du bâtiment, tandis qu’au carrefour de Hawara, situé au sud de Naplouse, sept autres contestataires, qui avaient momentanément coupé la route reliant Jérusalem à la Mer morte avant d’agresser des policiers, ont été arrêtés.
En tout, près de trente personnes ont été placées en garde à vue durant la nuit.
Mardi, en milieu de matinée, la radio israélienne indiquait que de nouvelles «batailles rangées entre militants juifs et Palestiniens» ont éclaté dans le secteur de la «maison de la discorde».
Les forces de l’ordre ont interpellé deux jeunes juifs, «âgés de moins de dix huit ans», soupçonnés d’avoir endommagé un véhicule palestinien, et d’avoir jeté des pierres sur des soldats de Tsahal.
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